Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
14 mai 2008

Les cétacés s’échouent de plus en plus nombreux sur les côtes françaises. En cause un virus qui se propage rapidement : le morbillivirus. D’autres morbillivirus infectent également les carnivores et les ruminants domestiques ou sauvages.
En 1990, une épidémie de morbillivirus naissait en mer espagnole pour s’étendre ensuite progressivement sur les côtes méditerranéennes françaises. Au total : 160 dauphins de l’espèce bleus et blancs étaient retrouvés morts sur les plages françaises. On en comptait alors plus de 1000 sur tout le bassin méditerranéen. Durant l’été 2007, l’épidémie est réapparue, infectant plus de 126 cétacés dont cette fois aussi l’espèce dite des grands dauphins.
Les échouages de mammifères marins sur les côtes françaises font l’objet d’un recensement scientifique depuis 1972. Selon Nicolas Keck, vétérinaire au Laboratoire Départemental, « il y a régulièrement des échouages de dauphins sur le littoral méditerranéen et les causes sont variées, principalement traumatiques et infectieuses. Parfois, les épisodes de mortalités sont plus intenses et sont alors généralement attribués au morbillivirus. »
Comme l’explique Geneviève Libeau, chercheur au Cirad : « les dauphins sont sensibles au morbillivirus et développent la maladie. Leur forte densité en Méditerranée et leurs mœurs grégaires favorisent la propagation du morbillivirus. On constate de véritables pics épidémiques en relation avec les naissances. Les jeunes dauphins et les adultes dépourvus d’immunité sont en effet les plus souvent atteints ». Ce sont essentiellement des problèmes nerveux, respiratoires et digestifs qui touchent les cétacés contaminés.
Appréhender l’épidémie
Depuis 2003, le Laboratoire Départemental Vétérinaire (sous tutelle du Conseil général de l’Hérault) et le Cirad, mènent un travail de recherche sur les morbillivirus. Ils sont actuellement les seuls à effectuer ces analyses sur le territoire français.
L’infection à morbillivirus a pu être démontrée par l’analyse virale des tissus d’animaux infectés. En isolant des fragments de génome, le Cirad a retrouvé l’origine du virus qui provient de l’épidémie propagée depuis l’Espagne.
Les analyses sont toujours en cours et s’entendent sur le long terme. L’objectif étant de suivre l’évolution de la maladie et d’identifier les facteurs de risque afin de pouvoir maîtriser l’épidémie. Le développement d’un vaccin n’est cependant pas à l’ordre du jour compte tenu de la difficulté d’administration à la faune sauvage.
Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)
Nos peines
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