Une première à La Réunion

Le vraquier pollueur intercepté manu militari

8 septembre 2004

Un navire panaméen, commandé par un Coréen, a été dérouté lundi : il laissait dans son sillage des rejets manifestement illicites d’hydrocarbures. Hier, il mouillait devant la baie de Saint-Paul, attendant la visite des gendarmes.

Les marées noires ont pourtant suffisamment fait la une de l’actualité... Mais l’interception lundi dernier d’un vraquier, tout près de La Réunion, montre combien certains se désintéressent de l’environnement.
Alors qu’il se trouvait en mission de surveillance maritime à 120 nautiques dans le Sud-Ouest de La Réunion, un avion Falcon 50 de la flottille 24F remarque lundi vers 17 heures 45 une longue traînée (19 km de long et 30 m de large) dans le sillage d’un vraquier : il s’agit manifestement de rejets illicites d’hydrocarbures. Celui-ci, le Glory Sanye (Panama) était parti de Port-Elizabeth (République sud-africaine) et se dirigeait vers Singapour.
Immédiatement, des photos du rejet, du navire et des environs, sont prises par l’aéronef, spécialisé dans ce genre d’opérations, notamment à Brest, sa région d’attache. La convention Marpol réglemente strictement les rejets en mer, rappelle le communiqué diffusé hier par le commandement de la zone maritime Sud de l’océan Indien.
De plus, les autorités françaises ont engagé une politique de grande fermeté vis-à-vis de ces pollutions volontaires qui créent de graves et répétées nuisances à l’environnement. Cette fermeté s’est manifestée à de nombreuses reprises en France métropolitaine.

Les moyens de protéger l’île

Avisé lundi par l’aéronef, le capitaine du navire, un Coréen, ne reconnaît pas l’infraction, bien que le rejet ait cessé dès le début de la séance d’interrogation...
Sur demande du parquet de Saint-Denis, le délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer, le préfet Vian, ordonne le déroutement du Glory Sanye vers Port Réunion, au besoin par la force.
Après maintes tergiversations, affirmait hier le communiqué, le capitaine du vraquier, rejoint vers 21 heures par le patrouilleur de la Marine nationale La Rieuse, accepte finalement le déroutement.
Le convoi est arrivé devant la baie de Saint-Paul vers 7 heures 30. Une équipe de La Rieuse est restée à bord en attendant l’arrivée des gendarmes maritimes et des experts du centre de sécurité des navires, cet après-midi.
Cette "première" à La Réunion montre que l’action simultanée d’un centre opérationnel d’opérations de secours (le CROSS), d’un aéronef (le Falcon 50), d’un bâtiment de guerre (La Rieuse) aura permis de constater en même temps que La Réunion se dote des moyens de protéger son environnement et ses intérêts.
L’action simultanée d’un centre opérationnel d’opérations de secours (le CROSS), d’un aéronef (le Falcon 50), et d’un bâtiment de guerre (La Rieuse) aura permis de constater que La Réunion se dote des moyens de protéger son environnement et ses intérêts, avec


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