Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
21 juillet 2006

Les changements climatiques menacent les conditions de vie de 500 millions de personnes qui vivent dans les régions désertiques du globe. "Non seulement les températures vont grimper de quelques degrés, mais l’eau disponible risque de devenir impropre à la consommation en se salinisant", note le quotidien londonien "The Guardian", qui fait référence à un rapport alarmant de l’ONU, publié le 5 juin à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement.
Les déserts représentent au moins un quart des terres émergées de la planète : 33,7 millions de kilomètres carrés sont considérés comme désertiques. Entre 1976 et 2000, les températures de ces régions ont augmenté de 0,5°C à 2°C, et pourraient encore, selon les experts, gagner entre 5°C et 7°C d’ici à 2070. L’assèchement des rivières dû à la baisse des précipitations - le désert d’Atacama, au Chili, a vu ses précipitations diminuer de 8% en vingt-cinq ans, et celui du Kalahari, en Afrique australe, de 12% -, l’utilisation abusive de l’eau pour l’irrigation ainsi que la croissance démographique vont accentuer la pénurie en eau. L’Arabie Saoudite, la Syrie, le Pakistan, l’Ouest de la Chine, le Tchad, l’Irak et le Niger sont parmi les pays les plus menacés. Et "les jours de certaines villes - telles Phœnix, en Arizona, ou Riyad, la capitale saoudienne - pourraient bien être comptés", précise le quotidien.
De véritables centrales électriques non polluantes
Pourtant, "en utilisant les ressources du soleil et du vent, les déserts pourraient devenir des centrales électriques non polluantes pour le reste de la planète" propose le rapport. Un désert de la taille du Sahara "pourrait capter assez d’énergie solaire pour répondre aux besoins en électricité du monde entier", précise Kaveh Zahedi, l’un des responsables du centre de surveillance de l’environnement de l’ONU, basé à Cambridge, au Royaume-Uni. Cet organisme envisage également le développement économique des déserts grâce au tourisme et aux plantes qui y poussent et qui possèdent un immense potentiel pharmaceutique et alimentaire.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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