Loi Duplomb : Emmanuel Macron veut concilier « science » et « juste concurrence »

24 juillet 2025, par temoignagesceline

Le président de la République a annoncé le 23 juillet qu’il attendrait la décision du Conseil constitutionnel sur la loi Duplomb, qui doit se prononcer d’ici le 10 août, avant de s’exprimer face à la pétition demandant l’abrogation de la loi.

Emmanuel Macron a appelé à concilier « science » et « juste concurrence » en matière environnementale, a rapporté la porte-parole du gouvernement.

Lors du Conseil des ministres, le président a confirmé vouloir « respecter le temps institutionnel » et donc qu’il « attendra les conclusions du Conseil constitutionnel », qui doit se prononcer d’ici le 10 août, a déclaré Sophie Primas devant la presse.

« Il a rappelé que notre action politique, quelle qu’elle soit, y compris sur ces sujets agricoles, doit être notamment guidée par la science et que nous devons en même temps défendre nos agriculteurs » pour faire exercer « une juste concurrence », a-t-elle ajouté.

« Tout ce qui nous désynchronise » rapport aux règles en vigueur dans les autres pays « nous pénalise », a affirmé Emmanuel Macron, selon elle. « Il est très attentif à ce chemin de crête », a assuré cette dernière.

Près de 1,8 million de citoyens, un record, ont signé une pétition sur le site de l’Assemblée nationale contre la loi Duplomb, très décriée pour son impact environnemental. Cette pétition pourrait déboucher sur un débat sur cette loi déjà adoptée par le Parlement, mais sans vote.

En effet, la président de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a indiqué qu’un débat aura lieu à la rentrée, mais la loi ne sera pas remise en cause, car elle a été voté.

Plusieurs partis de gauche et associations environnementales demandent au président de la République d’exiger une « nouvelle délibération » du texte au Parlement, comme l’y autorise la Constitution.

La loi du sénateur Les Républicains Laurent Duplomb, adoptée le 8 juillet, autorise notamment la réintroduction sous condition de l’acétamipride, un pesticide interdit en France, mais autorisé ailleurs en Europe.

Ce produit, toxique pour la biodiversité et pour la santé humaine, est réclamé par certains producteurs de betteraves ou de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale des producteurs étrangers.


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