La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Hauts de Saint-Paul
16 octobre 2010

L’incendie qui rage au Maïdo depuis le 11 octobre dégage beaucoup de fumée. Une fumée qui a atteint ce vendredi 15 octobre le sentier de Roche Plate. La Ville de Saint-Paul envisage l’évacuation du village de l’îlet si cette brume nocive continue à se propager. Cela reste pour l’instant du domaine de l’éventualité. Les soldats du feu, appuyés par des hélicoptères, des militaires et des agents de l’ONF continuent à lutter contre cet incendie qui a déjà brûlé près de 350 hectares de végétation endémique.
La situation est bien fragile pour l’heure. Le feu a repris dans la nuit de jeudi à vendredi. À 1h30 du matin, un front de flammes d’un kilomètre se propageait au niveau du sentier de la Glacière. « Une lisière a cédé dans la nuit et avec le vent, le feu a été attisé, mais il n’y a pas eu de débordement », explique le commandant Pothin du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours). Trois groupes d’intervention spécialistes des feux de forêts étaient sur place pour gérer le sinistre mais visiblement selon l’officier du SDIS cette propagation était prévue. Pour le commandant, la situation reste relativement inchangée. « Aujourd’hui, nous avons deux missions qui seront déterminantes. Maitriser les deux foyers qui persistent en flan de falaise. Et contenir la zone située en amont du gîte des tamarins comme expliqué jeudi », indique l’officier du SDIS.
Dès 6 heures les équipes étaient donc sur le pied de guerre pour effectuer l’opération. Une opération qui est en cours mais dont la mise en place a été difficile. Les équipes héliportées, déposées au plus près des flammes ont eu quelques difficultés à se poser. La faute au vent visiblement. Cette mission est déterminante pour les pompiers. Jeudi après-midi, le lieutenant-colonel Gregory Allione, chef de la mission d’appui de sécurité civile annonçait : « vendredi sera la journée où on y verra plus clair ou alors nous serons très pessimistes ».
Pour rappel, 315 personnes se relaient continuellement pour lutter contre cet incendie. Commandos héliportés et pompiers au sol luttent contre les flammes. Une quarantaine d’hommes du RSMA et du 2ème RPIMA sont chargés de creuser des sillons afin d’empêcher la propagation souterraine du feu. 40 agents de l’ONF renforcent le balisage. 23 véhicules et 2 hélicoptères affectés au transport et 4 hélicoptères bombardiers d’eau sont mobilisés. Ces derniers larguent le contenu de leurs citernes toutes les 8 minutes et sont épaulés par des équipes à pied. En parallèle, les pompiers stabilisent les zones qui ont été éteintes.
Le foyer situé dans les hauts de Trois-Bassins, au niveau du gîte des Tamarins, a consumé plus de 80 hectares. Le second foyer, le plus dévastateur, est localisé dans les hauts de Saint-Paul, non loin du sentier de la Glacière. Il a brûlé plus de 260 hectares de végétation. La présence de deux départs de feu distincts pourrait accréditer la thèse d’actes volontaires.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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