Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Les communistes, premier parti écologique
1er avril, par

Le président chinois Xi Jinping a appelé à mobiliser toute la société pour renforcer le reboisement, pilier de la construction d’une « Belle Chine ». Alors que Pékin met en avant ses progrès écologiques, l’exemple de La Réunion, où un projet de reboisement, lancé par Paul Vergès mais saboté en 2010, aurait pu atténuer le réchauffement et créer des emplois, rappelle l’importance stratégique de telles initiatives.
À Pékin, dans le district de Changping, le président chinois Xi Jinping, également secrétaire général du Parti communiste chinois, a participé à une plantation d’arbres en appelant l’ensemble de la population à s’engager pour l’environnement. Entouré notamment du Premier ministre Li Qiang, il a souligné que « la construction d’un environnement écologique sain est une responsabilité collective ».
La Chine met en avant une augmentation continue de ses surfaces forestières et une réduction des zones désertifiées. Le reboisement s’inscrit au cœur du 15e plan quinquennal (2026-2030) et dans la stratégie de « Belle Chine », qui vise à concilier développement économique et transition écologique.
Au-delà du symbole, Pékin défend une approche intégrée : améliorer la qualité des forêts, développer les filières liées au bois et aux produits écologiques, et faciliter la valorisation économique des services rendus par les écosystèmes. La logique est claire : l’environnement n’est plus seulement un coût à supporter, mais un levier de croissance durable.
Les crédits carbone, la restauration des sols et la protection de la biodiversité deviennent ainsi des outils stratégiques, capables d’attirer des financements et de soutenir l’emploi local.
Cette dynamique résonne particulièrement à La Réunion, île africaine de de l’océan Indien confrontée aux effets directs du changement climatique. Dans l’Ouest de l’île, un ambitieux projet de reboisement avait été lancé par Paul Vergès pendant la construction de la Route des Tamarins, avant d’être saboté en 2010. 500000 arbres avaient été plantés. Ce programme aurait pu constituer un véritable rempart contre l’érosion des sols et l’intensification des sécheresses.
En restaurant les écosystèmes forestiers, le projet aurait contribué à capter du carbone, atténuant ainsi les effets du réchauffement climatique. Il aurait également permis de générer des ressources financières grâce aux mécanismes de crédits carbone, apportant des fonds nouveaux à La Réunion. À cela se seraient ajoutées des créations d’emplois dans la gestion forestière, l’entretien des parcelles et les activités touristiques.
L’expérience chinoise montre qu’une politique volontariste de reboisement peut s’inscrire dans une stratégie nationale cohérente, combinant ambition environnementale et développement économique. À l’inverse, l’abandon ou le sabotage de projets structurants, comme ce fut le cas dans l’Ouest réunionnais, représente une occasion manquée face à l’urgence climatique.
Alors que les événements extrêmes se multiplient et que les territoires insulaires sont en première ligne, la question n’est plus de savoir si le reboisement est nécessaire, mais comment le mettre en œuvre durablement. De Pékin à La Réunion, la mobilisation collective apparaît comme la clé pour transformer les défis écologiques en opportunités économiques et sociales durables.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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