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221.000 tonnes annoncées
14 novembre 2015

Voici le communiqué de la préfecture publié ce vendredi 13 novembre, annonçant un « arrêté préfectoral exigeant une procédure de contrôle à l’occasion de l’autorisation d’importation de roches pour le chantier de la nouvelle route du littoral »
« Le chantier actuel de la nouvelle route du littoral nécessite pour partie des roches massives (à raison de 221 000 tonnes, soit environ 1 % du besoin total pour ce chantier) pour venir conforter la digue en cours de construction à hauteur du site de la Grande Chaloupe. Le marché local ne peut pas fournir cette matière première spécifique aux entreprises. Or, la configuration actuelle des ouvrages ne présente pas une tenue à la houle suffisante en cas d’événement cyclonique intense.
Pour ce faire, le préfet de La Réunion a conditionné cette importation d’enrochement en provenance de la carrière d’Ambokatra à Madagascar, en l’encadrant strictement par la mise en place d’une procédure de contrôle spécifique et en la limitant à cette seule opération de consolidation.
L’arrêté préfectoral n°2015-2148/SG/DRCTCV du 12 novembre 2015 fait suite à l’avis favorable émis par le CODERST (conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques) du mardi 10 novembre 2015 au projet présenté, en décrivant précisément la procédure prévue à cet effet. Cet arrêté préfectoral a été notifié aujourd’hui au pétitionnaire, le conseil régional (cette date ouvre la possibilité d’importation). Il sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture dès lundi 16 novembre 2015.
Les mesures de protection prises visent une réduction maximale du risque d’introduction d’espèces exotiques envahissantes, possibles menaces pour la santé humaine, l’agriculture et la biodiversité de La Réunion. Pour ce faire, une méthode d’analyse et un système de gestion du risque spécifiques sont demandés au pétitionnaire. Des contrôles et analyses en continu et à chaque opération de débarquement de barges de matériaux permettront de s’assurer avec rigueur et précision de l’exacte exécution des précautions sollicitées ainsi que de la traçabilité des actions et vérifications effectuées.
L’État, par la mise en place de cette procédure particulière de gestion des risques et de contrôles interministériels associés, renforce l’affirmation de la préservation de l’environnement réunionnais. »
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