Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
25 mars 2009

Selon l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), on ne peut trouver de seuil de pollution au-dessous duquel il n’y aurait pas d’impact sanitaire. Les expositions fréquentes à des niveaux modérés de pollution ont plus d’impact sanitaire qu’une exposition à un pic. L’Afsset recommande donc de donner la priorité à la réduction des pollutions à la source. Cette conclusion de l’Afsset donne raison à la politique menée par la Région Réunion de se diriger vers les énergies propres et renouvelables. Rappelons que la Région Réunion s’est fixé pour objectif d’atteindre l’autonomie énergétique en 2025 via les énergies propres.
Ce sont les expositions fréquentes, à des niveaux modérés de pollution, qui sont responsables de l’essentiel de l’impact sanitaire, et non les pics de pollution. En effet, 97% de l’impact sanitaire est attribuable à des niveaux modérés, mais fréquents (inférieur à 50µg/m3) et seulement 3% aux pics.
Les particules fines, qu’elles proviennent des pots d’échappement des voitures diesel, de la combustion du charbon ou du fioul peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires. C’est pour cette raison qu’elles représentent un véritable danger. Non seulement, lors des pics de pollution, mais aussi au jour le jour. C’est la conclusion principale d’une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, publiée lundi.
Les particules, source de cancers
Cette étude indique qu’il n’a pas été observé "de seuil de concentration en particules en-deçà duquel aucun effet sanitaire ne serait constaté". Les alertes déclenchées en cas de pics sont surtout utiles pour les personnes les plus fragiles, les enfants, les personnes âgées, les asthmatiques. Et pour alerter l’opinion publique sur une exposition qui n’est jamais anodine.
10% des cancers du poumon dans les grandes villes seraient dus aux particules fines. En Europe, 350.000 décès prématurés chaque année seraient également imputables aux particules fines
En conséquence, l’Afsset recommande de réduire à la source les émissions de particules, pour réduire l’exposition des personnes. Les sources d’émission primaire de particules devront être ciblées. Selon le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA), il s’agit de la combustion du bois, du charbon et du fioul dans le résidentiel et le tertiaire (27% des émissions), de l’industrie manufacturière (28%) et de l’agriculture/sylviculture (30%). Dans les zones urbaines, les transports contribuent également de manière importante.
Taxer les sources polluantes comme le fioul, le charbon ou encore les véhicules de grosses cylindrées
Ceci donne entièrement raison à la politique de la Région Réunion de taxer les véhicules polluants (grosses cylindrées) par l’octroi de mer ou encore les sources d’énergie polluante comme le fioul et le charbon. Il est aujourd’hui primordial de se diriger vers les énergies propres et renouvelables tel que l’éolien, le solaire ou encore l’hydraulique. La Région Réunion s’est fixée pour objectif d’arriver à l’autonomie énergétique en 2025 via les énergies propres et renouvelables.
Risham Badroudine
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