Visas : ce qui est possible en Guyane doit l’être à Mayotte et à La Réunion
2 septembre, parSuppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
6 communes en phase de vigilance sécheresse
18 octobre 2025, par

À La Réunion, six communes – Saint-Denis, Le Port, La Possession, Saint-Paul, Saint-André et Salazie – viennent d’être placées en phase de vigilance sécheresse par le préfet. Officiellement, la mesure fait suite à une saison des pluies déficitaire : selon Météo France, les précipitations ont été inférieures de 28 % à la normale. Les nappes phréatiques et les rivières affichent des niveaux préoccupants, certaines zones atteignant le seuil de crise. Mais réduire la pénurie d’eau à une seule cause climatique serait une erreur.
Si la sécheresse fragilise la ressource, c’est le système de distribution et de consommation qui aggrave la crise. L’île affiche une consommation moyenne d’environ 180 litres d’eau potable par habitant et par jour, un chiffre difficilement soutenable dans un territoire tropical touché par la crise climatique. Cette abondance apparente traduit moins un confort qu’une dépendance à un modèle importé de France.
La gestion du réseau est en grande partie confiée à des entreprises françaises, concessionnaires de l’eau et de l’assainissement. Or, leur logique reste celle du rendement et du volume facturé, non celle de la sobriété. Les pertes sur les canalisations dépassent parfois 40 %, selon plusieurs rapports municipaux : autant d’eau prélevée, traitée et perdue avant même d’arriver au robinet. Dans certaines communes, des quartiers entiers connaissent des coupures tandis que d’autres surconsomment sans restriction, révélant une inégalité d’accès criante.
Cette contradiction est d’autant plus forte que La Réunion, île montagneuse et humide une grande partie de l’année, ne manque pas d’eau en absolu : elle manque d’une politique cohérente de distribution, de stockage et de sobriété. L’eau des hauts ruisselle vers la mer sans être retenue, tandis que les zones littorales, plus peuplées, dépendent d’un réseau vieillissant et mal entretenu.
La crise actuelle met donc en lumière une double urgence : écologique et politique. Face au changement climatique, l’adaptation passe autant par la réduction des consommations que par une révision du modèle de gestion. Promouvoir une gouvernance locale de l’eau, transparente et centrée sur l’intérêt public, serait un premier pas pour sortir de cette dépendance structurelle.
Car à La Réunion, l’eau n’est pas seulement une ressource : c’est un bien commun. Tant que son accès restera soumis à des logiques de marché et à des infrastructures inadaptées, les périodes de sécheresse se transformeront inévitablement en crises de l’eau. La sobriété individuelle ne suffit pas : il faut une refondation du système, tout est à revoir.
M.M.
Suppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
In kozman pou la route
Introduction de matériel végétal professionnel à La Réunion
« La FSU 974 aux côtés de l’intersyndicale de Mayotte et de notre camarade Rivo »
Grève reconduite jusqu’au 6 septembre
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Rapport de l’Inspection générale des finances