Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
1er août 2010
14 janvier 2011, par

Un peu moins d’un an après l’inscription du maloya au Patrimoine de l’humanité, La Réunion est de nouveau honorée par l’UNESCO. La zone centrale du Parc national fait partie du Patrimoine mondial, sur proposition de l’UICN. Cette distinction récompense tous les efforts faits pour la création du Parc national.
Réuni à Brasilia fin juillet-début août, le Conseil du Patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit de nouveaux biens au Patrimoine mondial.
Cette rencontre importante avait lieu deux ans après la tenue à La Réunion d’une conférence organisée par la Région et l’UICN sur l’impact du changement climatique sur la biodiversité dans les îles. Conclue par le Message de La Réunion, cette conférence avait eu un grand succès.
Deux ans plus tard, l’UICN présentait la candidature de la zone centrale du Parc national, sous le titre de "Pitons, cirques et remparts".
Dans la nuit du 1er au 2 août, cette candidature a été acceptée par l’UNESCO. C’est la récompense de tous ceux qui ont lutté pour qu’il existe à La Réunion un Parc national. Et à ce sujet, il est important de rappeler tout le travail accompli par Philippe Berne, alors vice-président de la Région délégué à l’Aménagement.
Mais comme toutes les causes justes, la création de cette institution a rencontré des opposants, au premier rang desquels se trouvait Didier Robert, à l’époque maire du Tampon. Didier Robert avait en effet refusé que sa commune adhère au Parc national. Heureusement qu’à l’époque, il n’était pas encore député ou président de Région, car la candidature réunionnaise aurait pu connaître le même sort que la géothermie, le tram-train ou la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise.
Cette décision n’est pas sans conséquence puisque toutes les communes des Hauts à La Réunion ont une partie de leur territoire dans le Patrimoine mondial de l’UNESCO sauf le Tampon.
À peine deux mois après cette distinction, "Pitons, cirques et remparts" était mis à l’épreuve par un gigantesque incendie qui a ravagé la région du Maïdo durant deux semaines. Mais à ce moment important, le président du Parc national s’est fait fort discret, une discrétion à la hauteur de son exubérance devant les caméras lorsque l’annonce du succès de la candidature réunionnaise présentée par l’UICN a été rendue publique.
L’opposition des uns et la tentative de récupération politicienne des autres ne sont que péripéties face à un changement fondamental pour notre pays.
Car, désormais, la préservation et la valorisation de notre Parc national ont des répercussions qui vont bien au-delà de La Réunion. C’est une responsabilité prise face au monde, nous avons près de la moitié de notre territoire qui fait partie du Patrimoine mondial.
M.M.
Nos peines
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