La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Le 18 novembre à l’Université de La Réunion, conférence du professeur André Oraison sur les îles Éparses
13 novembre 2010

C’est dans le cadre des "Jeudis de la Faculté de Lettres" que le professeur des Universités André Oraison, spécialisé en droit international public, tiendra une conférence sur les îles Éparses le jeudi 18 novembre 2010 à partir de 18 heures, dans l’Amphithéâtre 5 de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines à Saint-Denis.
Le thème de la conférence est le suivant : “Plaidoyer pour le classement des îles Tromelin, Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India au "patrimoine mondial naturel" de l’UNESCO”.
On trouvera ci-dessous le résumé de cette conférence, qui durera une heure et sera suivie d’un débat d’une heure environ :
Ancrées autour de Madagascar, les îles Éparses — le récif de Tromelin, l’archipel des Glorieuses et les îlots Juan de Nova, Europa et Bassas da India — ont été érigées en "réserve naturelle" intégrale par un arrêté du 18 novembre 1975, édicté par le préfet de La Réunion en sa qualité de "délégué du gouvernement de la République", avant d’être rattachées aux Terres australes et antarctiques françaises en vertu de la loi du 21 février 2007. Récemment, un accord signé à Port-Louis le 7 juin 2010 prévoit une cogestion franco-mauricienne de Tromelin dans les domaines de la gestion des ressources halieutiques, de la protection environnementale et de la recherche archéologique. Mais au moment où les autorités d’Antananarivo sont également en droit de réclamer une gestion commune franco-malgache des îles Éparses du canal de Mozambique qu’elles revendiquent depuis le 18 mai 1972, une autre solution est possible. Il serait souhaitable que soient classés au "patrimoine mondial naturel" de l’UNESCO les derniers sanctuaires océaniques encore vierges et extraordinaires que constituent dans la zone sud-ouest de l’océan Indien les îles Tromelin, Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India.
Le conférencier, André Oraison, en poste à la Faculté de Droit et d’Économie de l’Université de La Réunion — sans interruption — de 1967 à 2008, a occupé les fonctions d’assistant de Droit public (1967-1972), de maître de conférences de Droit public (1972-1993) et de professeur de Droit public (1993-2008). Pendant cette longue période, André Oraison a notamment été conduit à étudier les collectivités territoriales françaises ultramarines dispersées en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, dans la Caraïbe, le Pacifique, l’océan Indien, le canal de Mozambique et sur le continent Antarctique. Il a également approfondi certains problèmes qui se posent au plan juridique dans la région de l’océan Indien dans les domaines de la démilitarisation, de la coopération et de la décolonisation. Concernant le statut actuel des îles Éparses, le professeur André Oraison a publié en 2008 dans la “Revue Juridique et Politique des États francophones” une importante étude pluridisciplinaire, intitulée : "Un nouveau statut pour les petits îlots français de la zone sud-ouest de l’océan Indien”.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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