Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
9 juillet 2008

Les fortes pressions exercées sur le vivant par le changement climatique conduisent à réexaminer les pratiques des “aires protégées”, un outil créé il y a environ 200 ans dans le monde industrialisé.
« Ces aires protégées sont-elles dépassées ? Comment faut-il les concevoir aujourd’hui pour faire face aux dangers nouveaux apportés par le changement climatique ? Ne faut-il pas changer d’échelle lorsqu’on conçoit aujourd’hui un “corridor écologique” ou un sanctuaire marin ? » a demandé Denis Girou, actuellement à la direction du Parc national de Guadeloupe, en introduisant la problématique générale de la session intitulée "Protection et gestion des écosystèmes".
Dans les différentes questions abordées par les intervenants, les constats les plus évidents portent sur la nécessité de « changer nos façons de travailler », en développant beaucoup plus les coopérations entre les pays et les mises en réseaux, pour un « changement d’échelle » dans la façon d’aborder les problèmes.
Jeff MacNeely, directeur scientifique à l’UICN, préconise l’échafaudage « d’un modèle économique solide », puisant au rapport de l’économiste Nicolas Stern (octobre 2006) les données permettant de consolider « les fondements économiques de l’adaptation aux changements climatiques ». « Si les émissions de CO2 ne sont pas réduites, les changements vont coûter très cher » avertissait l’économiste. Le rapport Stern préconisait d’affecter 1% du produit national de la planète (environ 275 milliards d’euros sur 10 ans) pour atténuer fortement les effets du changement climatique. Le directeur scientifique de l’UICN incite, quant à lui, les Etats à adopter et appliquer « des mesures beaucoup plus restrictives » et des sanctions si elles ne sont pas respectées. Selon lui, c’est au niveau national, dans chaque Etat souverain, que peut s’exercer un contrôle plus strict, une application plus restrictive des lois, recherchant une adhésion des opinions publiques.
Le cas des espèces envahissantes, et la manière d’y faire face, peut donner une illustration de ces formes d’adhésion des opinions publiques et des nouvelles manières de travailler, en recherchant plus de coopération et plus d’échanges d’expériences entre les acteurs. Dominique Strasberg, de l’Université de La Réunion, a averti de la nécessité d’une prévention et d’une approche adéquate de la question des espèces envahissantes. « Il ne faut pas les isoler » dit-il. « Un écosystème ne peut se gérer que par la prise en compte de son domaine spatial ».
P. D
Nos peines
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