Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
27 mai 2008

Quand le Bâtiment, va tout va... Pourra-t-on dire un jour quand l’écologie va, tout va ? Espérons-le ! L’Etat français s’était fortement impliqué dans le programme autoroutier, dans le téléphone, il faudra sans doute qu’il s’implique désormais dans le transport fluvial et ferroviaire, dans les énergies renouvelables, car celles-ci ne sont pas encore compétitives : elles le deviendront, nécessairement, ne serait-ce que parce que le prix du pétrole va exploser, mais au départ, elles auront besoin d’un petit coup de pouce financier et fiscal.
Le solaire peut devenir concurrent du nucléaire. Aujourd’hui, il coûte environ 45 centimes par kilowatheure contre 3,3 pour le nucléaire, mais dans 10 ans, il devrait être à peu près compétitif si la France rattrape son retard sur l’Allemagne. On estime que la France produira l’équivalent de trois EPR en 2020. A côté du solaire, il y aura l’éolien, en forte progression, et puis l’hydrolien, ces immenses roues qui profiteront de l’énergie des marées. Le train retrouvera toute sa place, et dans les villes, les mini-voitures électriques, les autolib qui cohabiteront avec les vélib, et les tramways. Bien entendu, l’entrée des villes sera à péage, pour qui ne veut pas utiliser les transports en commun.
Il se prépare aussi un immense chantier de rénovation immobilière... Car au cœur de la ville écologique, se trouve l’immeuble à énergie positive, qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme, grâce à son isolation, ses ouvertures de façade qui permettent une ventilation naturelle, et son toit à panneaux solaires. Sur les toits, il y a aussi des mini-éoliennes qui complètent l’apport énergétique. En banlieue se trouve l’usine propre, qui ne recrache que de la vapeur d’eau.
Continuons à rêver un peu : les déchets sont recyclés (20% seulement aujourd’hui), la forêt est développée, l’utilisation des pesticides est réduite, les cotes sont dépolluées et les retraites sont financées. Dans ces écopolis, on pratique la “papillonne” de Charles Fourier : on change souvent de métier car tous les métiers sont agréables. En attendant, préparez-vous à retarder votre départ à la retraite !
Bernard Maris, France Inter et Marianne2
Nos peines
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