Environnement

Rachid Razzack, directeur de l’Environnement : « La CINOR a, très tôt, fait le choix de privilégier du tri sélectif et de la valorisation des déchets »

Réussir ensemble le défi du Nord durable et solidaire : « Alon composté ! »

Marlène Sitouze / 29 mars 2021

La quinzaine portant sur l’information et la valorisation de la collecte séparative des biodéchets, lancée vendredi dernier dans le Jardin Partagé des Camélias, se poursuit. L’objectif de cette initiative, fruit d’un travail de construction entre la SIDR, la Ville de Saint-Denis, le Réseau Compost Citoyen La Réunion, l’Association Ti Jardin la Kour et la CINOR vise ainsi que l’a souligné Rose-Mary Andamaye, l’élue du secteur « à formaliser un modèle de collaboration qui pourrait être répliqué sur d’autres jardins de la Ville en associant le compost collectif et le bio-déchet ».

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Un objectif au cœur des engagements de « Terre d’Avenir » puisque « la CINOR, anticipant la date de la généralisation du tri à la source des biodéchets au 31 décembre 2023 a, très tôt, fait le choix de privilégier le tri sélectif et la valorisation des déchets », ainsi que le souligne Rachid Razzack, le directeur de l’Environnement à la CINOR .

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Rachid RAZZACK (à droite), le directeur de l’Environnement de la CINOR souligne le caractère pionnier de la CINOR en matière de Développement Durable ainsi que son esprit d’anticipation dans le domaine du tri sélectif des déchets.

Bacs pour les biodéchets

« Volontaire et précurseur en matière de politique environnementale, la CINOR, à très tôt, fait le choix de privilégier le tri sélectif et la valorisation des déchets. Ainsi, et conformément à la Loi, une collecte séparative des biodéchets sera mise en œuvre sur Saint-Denis en 2021, dans un premier temps, puis les villes de Sainte-Marie et de Sainte-Suzanne, (…).
Ce service de collecte supplémentaire permettra de valoriser les déchets biodégradables en les transformant en compost normé et mis à disposition de tous nos administrés gratuitement dans nos déchetteries. Ceci illustre concrètement l’émergence l’émergence de l’économie circulaire au cœur de notre territoire.
Pour collecter et valoriser les 30 % de déchets organiques présents dans le bac gris de chaque foyer, la CINOR mettra à la disposition des habitants un bac roulant marron pour l’habitat individuel et une borne d’apport volontaire marron pour les habitants d’habitat collectif, qui viennent d’être installés sur Saint-Denis. Ces contenants seront collectés deux fois par semaine, comme pour les ordures ménagères du bac gris », souligne Rachid Razzack, le directeur de l’Environnement de la CINOR, dont les services se mobilisent quotidiennement et, ce depuis la création de la CINOR, pour défendre les valeurs du Développement Durable sur la base d’une conscientisation permanente aux enjeux environnementaux eu égard à toutes les problématiques et notamment en matière du réchauffement climatique.

Geste simple à la portée de tous

Une direction dont tous les services participent à la lutte « permanente » pour l’amélioration du cadre de vie et d’un avenir meilleur pour les générations et cela sur tous les plans : ramassage de corbeilles papiers, déchetteries, collectes de piles, d’animaux errants, information et sensibilisation aux enjeux liés au Développement Durable en direction du public scolaire et grand, etc ., etc. Autant d’agents qui sont des maillons de cette chaîne de solidarité nécessaire à la construction de cette société nouvelle. Une société nouvelle qui pourrait, pourquoi revenir au modèle tracé par nos aînés ainsi que l’a rappelé avec le cœur, Ramata Touré, présidente de la Commission Environnement de la CINOR, dans son intervention à l’occasion de l’avant - première de la quinzaine « Alon Composté » :

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Une convergence de vue avec Ramata TOURÉ, la présidente de la Commission Environnement de la CINOR.

« (…) Depuis toujours nos gramounes compostent leurs déchets organiques « dan’ fon la kour ».
Ce geste simple, à la portée de tous s’est trop souvent perdu.
Il est désormais important de s’y remettre pour éviter l’enfouissement en décharge et permettre un retour à la terre de tous ces nutriments ! ».
Des propos rappelant que « Rien ne se perd, que rien ne se crée, et que tout se transforme ». Et que nous le voulions ou pas, tout y compris nous devons retourner un jour ou un soir… à la source.
D’où la nécessité et l’importance ainsi que ne le cesse de le répéter, Maurice Gironcel, le président de la CINOR de poursuivre le travail de co-construction « pour un avvenir éco-responsable afin d’assurer un développement juste, équitable et respectueux ».

Marlène Sitouze