Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Deuxième quinzaine de janvier
25 février 2025

La Réunion fait face à une sécheresse alarmante, symptôme aggravé du changement climatique. Les dernières données relevées par l’Office réunionnais de l’eau entre le 15 et le 31 janvier 2025 dressent un tableau inquiétant : des débits historiquement bas, des nappes phréatiques en déclin et des restrictions d’usage de l’eau déjà en place.
Selon les données publiées par l’Office réunionnais de l’eau dans son dernier numéro de « Météo de l’eau » relatives à la deuxième quinzaine de janvier confirme les conséquences d’une saison des pluies qui a eu plusieurs semaines de retard. La possibilité d’un cyclone au large cette semaine est donc la bienvenue pour alimenter La Réunion en eau.
D’après l’Office réunionnais de l’eau, le manque de précipitations a entraîné une baisse significative du débit des rivières, notamment dans l’Est de l’île. La situation y est critique, avec des périodes de retour atteignant les 100 ans, une rareté témoignant de conditions extrêmes. Parmi les cours d’eau les plus touchés :
- La Rivière du Mât à l’Escalier : 671 litres par seconde (stable, mais avec une période de retour de 100 ans).
- Le Bras des Lianes à Bellevue les Hauts : 142 litres par seconde (hausse, mais toujours à un seuil critique de 100 ans).
- La Rivière des Marsouins : 2 738 litres par seconde (hausse, mais avec une période de retour similaire).
Dans le Nord, la Rivière Saint-Denis affiche un débit de 574 litres par seconde avec une période de retour de 7 ans, tandis que l’Ouest et le Sud semblent moins touchés. La Rivière Langevin dans le Sud a enregistré une baisse de son débit à 845 litres par seconde, marquant une période de retour de seulement 4 ans.
L’autre signal d’alerte concerne les nappes souterraines, en particulier dans les régions Nord et Est. Certaines atteignent des niveaux historiquement bas, témoignant d’une situation déficitaire à très déficitaire :
- La nappe de Bourbier Les Bas (Saint-Benoît) affiche une profondeur de 12,36 mètres avec une période de retour de 45 ans.
- À La Plaine des Palmistes, le piézomètre de Petite Plaine indique une baisse à 1 102,32 mètres atteignant un niveau critique (20 ans de période de retour).
- Dans le Nord, le puits du Chaudron (Les Calebassiers) montre une hausse relative à 1,62 mètres , mais reste en situation délicate.
- En Ouest et Sud, les nappes demeurent stables, sauf à Saint-Pierre où une légère amélioration est constatée.
Face à cette crise, la préfecture de La Réunion a instauré des restrictions d’usage de l’eau depuis le 17 janvier 2025.
Ces phénomènes extrêmes sont une conséquence directe du changement climatique. La modification des régimes de pluie, la hausse des températures et la réduction des apports en eau impactent durablement l’équilibre hydrique de l’île. La gestion durable de l’eau devient une priorité absolue pour préserver les ressources et anticiper les futures crises.
Alors que l’été se poursuit, l’urgence est réelle : sans précipitations significatives, les réserves d’eau continueront de baisser, posant un risque majeur pour l’approvisionnement des ménages et des activités économiques. La Réunion doit donc redoubler d’efforts pour s’adapter et faire face à ces bouleversements climatiques qui redessinent déjà son paysage naturel et sociétal.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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