Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Office de l’eau
8 juin 2005

L’analyse des facteurs hydrologiques de la saison cyclonique 2004-2005 fait une synthèse des observations de crue, des fluctuations de niveau d’eau souterraine et de dégradation de la qualité des eaux naturelles à partir des réseaux de mesure de l’Office de l’eau, suite aux divers événements pluvieux qui ont marqué les mois de décembre 2004, janvier, février et mars 2005.
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Les pluies de la saison 2004 - 2005 ont engendré des crues fréquentes particulièrement violentes dans l’Est et le Nord où des records sont notés et/ou enregistrés en décembre 2004 (Rivière du Mât, Bras des Lianes, ...).
Les crues n’empêchent pas le tarissement
Dans l’Ouest et le Sud, les crues sont surtout présentes en février et mars 2005, et restent de saison. Leurs conséquences (inondations) relèvent plus de l’aménagement du territoire que de leur intensité malgré des volumes ruisselés importants en raison de leur durée (jusqu’à 4 jours).
Les caractéristiques des crues remarquables de la rivière du Mât, Bras des Lianes, Rivière des Roches et Ravine Petit St Pierre, confortent les références pour le calcul des infrastructures diverses et la prévention des risques associés. L’abondance et la violence des crues ne doivent cependant pas masquer le fait que seules des précipitations régulièrement réparties dans le temps permettent d’atténuer le tarissement naturel rapide caractéristique du contexte hydrologique réunionnais.
Milieux naturels décrassés
À ce titre, un hiver austral éventuellement déficitaire serait préjudiciable à la bonne tenue des prochains étiages. En termes d’usages de nos ressources en eau superficielle, les bénéfices directs sont : la fin de l’étiage sévère antérieur, le remplissage des retenues d’eau artificielles, une garantie d’approvisionnement en eau potable ou pour l’irrigation pour les prochains mois et accessoirement, le “décrassage” de trop nombreux milieux naturels “poubelle”.
Nos ressources en eaux souterraines quant à elles, ont bénéficié de recharges importantes avec des remontées de nappes maximales proches des records enregistrés à ce jour, à l’exception du Sud et du secteur de la Plaine des Palmistes (aquifère d’altitude) ou la situation reste inférieure aux normales saisonnières. Du point de vue de la ressource souterraine, le gain de cette rehausse piézomètrique devrait permettre un maintien des exploitations en fonction des contextes hydrogéologiques (inertie variable, ...).
Dégradation de la qualité de l’eau
Au plan qualitatif, certains milieux aquatiques (comme la ravine de l’Hermitage et les étangs) ont bénéficié avec les crues d’un apport important d’eau de ruissellement pas toujours de bonne qualité, comme en témoignent les analyses d’eau de la ravine Saint-Gilles représentatives du versant externe ouest du cirque de Mafate. On retiendra que l’apport d’eau de ruissellement a occasionné un bénéfice temporaire en matière de “curage des laitues d’eau”. Outre les dégradations de la qualité de l’eau en période de fortes pluies classiquement attribuées aux matières en suspension, on enregistre des variations notables d’indicateurs de pollution anthropique qui seraient susceptibles à la longue d’accentuer une pollution durable des milieux littoraux déjà fortement sollicités par les filières d’épuration.
Nos peines
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