La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Qualitropic
15 mars 2012

Alors que se profile à horizon 2014 l’interdiction au niveau européen de recourir à la plupart des peintures « antifouling » (anti-salissures) actuellement utilisées pour protéger les coques des navires des mers du globe, La Réunion se lance dans la course pour la mise au point d’un nouveau procédé qui pourrait être reconnu et décliné mondialement : c’est le projet BIOPAINTROP.
Pressé par la loi
Toutes les coques de navires sont recouvertes d’une peinture qui les protège des micro-organismes marins qui s’y fixent sans relâche.
Nombre de navires européens sillonnant les mers du globe seront bientôt hors la loi. Puis ceux du monde entier si les autres pays se rallient à la directive européenne interdisant dès 2014 le recours à la plupart des peintures antifouling actuelles (ou anti-salissures), considérées comme polluantes pour nos océans.
En termes de business, ce sont 77.000 tonnes, 77 millions de litres de peinture qu’il va falloir remplacer.
Inspiré par la nature
Dans les océans, de nombreuses espèces présentent naturellement un système de protection contre ces micro-organismes, comme les éponges.
Le projet BIOPAINTROP consiste à s’inspirer de cette capacité naturelle d’auto-protection de certaines espèces marines et s’appuie sur les richesses infinies de la biodiversité marine locale pour trouver et isoler les molécules naturelles qui, mélangées à une peinture de base, protégeront, sans polluer la mer, les coques de nos navires.
Dotés de ressources quasi illimitées et si mal connues, nos océans tropicaux peuvent aussi devenir une incroyable source d’innovation et de business, générant des solutions techniques que le respect de notre environnement nous impose et que le monde entier attend. De l’eau qui vaut de l’or.
Piloté de La Réunion
S’il associe différents partenaires réunionnais et métropolitains, BIOPAINTROP est piloté de notre île. C’est la première fois qu’un projet de cette envergure est confié par l’ANR à un DOM. C’est le signe incontestable de la capacité de recherche réunionnaise et des immenses possibilités qu’offre sa biodiversité.
Encadré et mis en scène par Qualitropic, le projet est porté par l’ARVAM (structure valorisant les ressources marines côtières de La Réunion, à (re)découvrir sur arvam.com).
Les autres partenaires, tous sélectionnés pour leurs compétences spécifiques à l’enrichissement du projet sont, à La Réunion :
- l’Université de La Réunion (Laboratoire de Chimie des substances naturelles et des Sciences des aliments)
- Bioalgostral, PME réunionnaise spécialisée dans la culture des algues marines
Et en métropole :
- Nautix, une PME bretonne spécialisée dans les peintures de navires
- L’Université de Bretagne occidentale
- L’Institut Pasteur de Lille
- L’Université de Toulon Sud
La Réunion choisie par l’ANR (Agence nationale de la recherche)
Bras armé de la recherche en France, l’ANR lance chaque année des appels à projets sur des sujets bien précis. Dans la catégorie CD2I (Chimie Durable Industrie Innovation), La Réunion s’est portée candidate en présentant BIOPAINTROP en 2011 et a été retenue (ainsi que 9 autres projets) parmi les 45 dossiers en compétition. C’est le signe tangible de la capacité d’innovation de notre île et de la qualité de ses équipes.
Qualitropic, le seul pôle de compétitivité des DOM
Pour rester compétitives, gagner des parts de marchés et créer de l’emploi, les entreprises doivent innover. A La Réunion comme ailleurs.
Certaines innovent déjà.
Pour accélérer le processus et l’étendre à un maximum d’entreprises, une autre source de matière grise existe, un terreau fertile à la disposition des entreprises : les centres de recherches, les laboratoires, les universitaires...
Qualitropic est un metteur en œuvre : il permet à ces deux mondes de se rencontrer, de collaborer et de travailler ensemble. Le pôle travaille avec des entreprises principalement sur 4 domaines :
- La production agricole, halieutique et aquacole, par exemple la nourriture pour animaux
- L’alimentation, la santé humaine, le bien-être, par exemple dans la composition des produits de grande consommation
- Les biotechnologies, par exemple comment faire fabriquer par nos ressources vivantes de La Réunion (bactérie, champignon, plante) des molécules actives ayant des vertus industrielles, alimentaires ou cosmétiques
- L’environnement et le développement durable, par exemple faire évoluer les pratiques de productions plus respectueuses de l’environnement
Parce que le produit nouveau, celui qui va générer du business, viendra de la rencontre entre un scientifique et un industriel, entre un capital-risqueur et un chercheur, entre un laboratoire et un marché.
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