Visas : ce qui est possible en Guyane doit l’être à Mayotte et à La Réunion
2 septembre, parSuppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
La Réunion concernée
25 septembre 2025, par

Le WorldRiskReport 2025, publié par Bündnis Entwicklung Hilft et l’Institute for International Law of Peace and Armed Conflict de l’université de Bochum, met en lumière une réalité alarmante : les inondations représentent l’un des dangers les plus destructeurs de notre époque. Entre 2000 et 2019, elles ont touché plus de 1,6 milliard de personnes et causé plus de 650 milliards de dollars de pertes économiques, avec un impact particulièrement sévère dans les pays à faible revenu comme La Réunion.
Le rapport insiste sur la nécessité d’une prévention globale et aborde la question sous quatre angles complémentaires. Sur le plan politique, il souligne l’importance de renforcer la gouvernance locale et la coordination des stratégies de prévention. Côté technologique, les auteurs plaident pour le développement de systèmes d’alerte précoce intégrant l’intelligence artificielle et les données satellitaires. La dimension sociale valorise le rôle du savoir traditionnel et des approches communautaires dans la gestion des risques. Enfin, l’axe écologique met en avant les solutions fondées sur la nature – mangroves, zones humides ou restauration des cours d’eau – capables de réduire l’exposition aux crues.
« Chaque euro investi dans la prévention permet d’économiser plusieurs fois cette somme en aide et en reconstruction. Au lieu de réagir après coup, il faut agir en amont », rappelle la directrice générale de Bündnis Entwicklung Hilft, Dr. Ilona Auer Frege.
Pour la première fois, le rapport propose une carte mondiale du risque d’inondation, montrant que même les pays développés ne sont pas à l’abri de conséquences dévastatrices si la préparation reste insuffisante. Une analyse approfondie a également été menée aux Philippines, avec des calculs au niveau provincial permettant d’identifier des zones à risque extrême et de démontrer l’importance des évaluations locales.
L’édition 2025 du WorldRiskIndex, qui mesure la vulnérabilité de 193 États membres de l’ONU, confirme que les principaux foyers de risque se trouvent en Asie et en Amérique latine. En tête du classement : les Philippines, suivies de l’Inde, de l’Indonésie, de la Colombie et du Mexique. Figurent également dans le top 10 le Myanmar, le Mozambique, la Russie, la Chine et le Pakistan.
Des territoires insulaires comme La Réunion sont particulièrement concernés. L’île cumule en effet plusieurs facteurs de vulnérabilité : un relief abrupt favorisant les ruissellements rapides, une urbanisation concentrée sur le littoral,d’anciennes terres agricoles dans les Hauts et des épisodes pluvieux extrêmes amplifiés par le changement climatique. Ces spécificités renforcent la nécessité d’adapter les infrastructures, de préserver les zones naturelles d’expansion des crues et de développer une culture du risque au sein de la population.
Ces résultats rappellent l’urgence d’une coopération internationale forte et d’investissements massifs dans la prévention. Face au changement climatique et à l’urbanisation croissante, les inondations ne sont plus seulement un risque naturel : elles deviennent un défi global qui concerne l’avenir de milliards d’êtres humains.
M.M.
Suppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
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