Les TICs à La Réunion

Coup de projecteur sur le déplacement de deux entreprises TIC de l’Artic à la Foire Internationale de Madagascar

Témoignages.re / 10 juin 2008

Du 14 au 18 mai dernier, deux entreprises membres de l’Artic (Association Réunionnaise des Technologies de l’Information et de la Communication) M.I. Technologies et Telcom OI, ont effectué un déplacement de plusieurs jours dans le cadre de la Foire Internationale de Madagascar, afin de rencontrer leurs homologues (acteurs gouvernementaux et privés de leur filière).
L’occasion pour l’un et pour l’autre de présenter leur activité et d’échanger, afin de faire connaître leur savoir-faire, de nouer des contacts ou encore d’initier des partenariats entre La Réunion et Madagascar.
Nous vous proposons aujourd’hui le témoignage de Xavier Scheurer, Directeur de Telcom OI (récent membre de l’Artic) qui se prête aux questions de Christine Niox-Château, chargée de mission à l’Artic pour une petite interview à chaud.

Pourriez-vous nous parler de votre cœur de métier ?

Telcom OI, domiciliée à Saint-Pierre, est un importateur grossiste en téléphonie résidentielle, routeurs, modems, faxs et produits informatiques sur l’île de La Réunion et l’océan Indien.
L’entreprise commercialise les marques : Siemens, Logicom, Alcatel Thomson, Sagem, Doro Matra, Polycom, Panasonic, Agfa, Olivetti....

Qu’attendiez-vous de ces 5 jours à Madagascar ?
- Telcom OI s’est déjà bien développé à La Réunion, mais son développement passe également par des relations commerciales fortes avec l’océan Indien. Grâce aux excellentes conditions tarifaires que nous pouvons proposer sur nos marques, nous avons déjà remporté plusieurs appels d’offres avec les Opérateurs Telecom ou les F.A.I de l’océan Indien (Comores, Seychelles, Maurice....) ; je souhaitais naturellement tenter ma chance afin de développer des échanges avec Madagascar.
Ce Salon devait pouvoir me permettre de rencontrer les différents acteurs malgaches des Télécommunications.

Les échanges que vous avez pu avoir avec les différentes associations et entreprises du secteur ont-ils été à la hauteur de vos attentes ?

Grâce à l’aide de l’Artic, du club Export, de la CCI Réunion et du Goticom, j’ai pu obtenir un certain nombre de contacts et de rendez-vous avec les différents opérateurs Telecom, fournisseurs d’accès Internet, magasins ou grossistes.
Ces contacts ont été clairement à la hauteur de mes attentes, car Telcom OI est maintenant connu à Madagascar (par nos prospects) et nous serons interrogés lors des prochains appels d’offres. A nous, à ce moment-là, d’être les meilleurs.

Que vous ont permis de faire les contacts déjà initiés entre le Goticom* et l’Artic ? Pouvez-vous nous rappeler la vocation du Goticom et ses liens avec l’Artic ?

C’est grâce aux relations qu’entretiennent l’Artic et son homologue malgache le Goticom que j’ai pu obtenir ces contacts et une partie des rendez-vous que j’ai pu avoir.

Que vous a apporté de différent un déplacement dans le contexte de la FIM (Foire Internationale de Madagascar) ? Etiez-vous exposant et pourquoi ?

Oui, Telecom OI avait tenu à prendre un stand sur la Foire Internationale de Madagascar ; c’était pour moi un signe fort pour me faire connaître qui m’a naturellement permis de rencontrer d’autres clients potentiels que je n’aurais jamais rencontrés autrement.
Cet évènement majeur était une réelle opportunité d’approcher un panel de décideurs très large dans des délais très courts.

Avez-vous pu initier ou jeter les bases de partenariats potentiels avec des entreprises de Madagascar ?

- Je suis maintenant en contact avec les grosses sociétés Telecom ou fournisseurs d’accès Internet qui devraient revenir vers moi en fonction de leurs besoins en matériel (modems, routeurs, postes téléphoniques, faxs...).
Je suis également en contact avec des distributeurs ou des grossistes potentiels sur ce type de produits Telecom.

Avez-vous senti des ouvertures commerciales plus concrètes dans certains domaines ? Lesquels ? Comment voyez-vous la filière TIC malgache dans les 10 prochaines années ?


- Beaucoup de choses bougent à Madagascar en matière de TIC (différents projets de câbles sous-marins pour relier la Grande île, la libéralisation de la VOIP...). Il me fallait donc rencontrer l’ensemble de ces acteurs afin de pouvoir leur permettre de connaître notre société et ses produits. Ces acteurs vont avoir besoin de matériels pour s’équiper et c’est là où nous devons être présents.

A suivre prochainement l’interview d’Anil Cassam Chenai, président de l’Artic.

Propos recueillis par Christine Niox-Château, chargée de mission à l’Artic

* Le Goticom
Goticom ou Groupement des Opérateurs des Technologies de l’Information et de la Communication est une association privée créée en 2000 pour dynamiser à Madagascar le secteur des technologies de l’information et de la communication.

Ses membres sont des entreprises, des institutions de formation et/ou de recherche, des groupements sectoriels, voire des individus qui exercent et/ou sont intéressés par la défense et la promotion des principes sur lesquels se base la raison d’être du groupement.

En conformité avec ses principes fondateurs, Goticom souhaite apporter à travers diverses réflexions et divers projets sur la recherche des voies et moyens optimaux pour accélérer le développement socio-économique du pays (Madagascar).

La conviction du Goticom est que les TIC, en tant que vecteur de la révolution post-industrielle en marche, présentent des avantages comparatifs significatifs pour l’accélération du développement, ainsi que pour son intégration en tant qu’acteur dynamique dans le contexte régional et mondial.

L’Association compte aujourd’hui 47 membres et sympathisants issus des secteurs divers des nouvelles technologies.

Depuis 2003, le Goticom a engagé des contacts avec des associations régionales dans l’océan Indien, comme l’ARTIC à La Réunion, la NCB (National Computer Board) de l’Ile Maurice et la Chambre de commerce Inde-Maurice. Ceci pour chercher à harmoniser les dynamiques de chaque pays de l’océan Indien et renforcer ainsi l’offre régionale.

Des échanges d’informations sont ainsi mis en place pour assurer une veille technologique dans la région.