Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
RIO+20 : ’L’AVENIR QUE NOUS VOULONS’
La majorité des Terriens sont des habitants des villes
20 juin 2012

En novembre 2010, le rapport de l’Observatoire national sur les effets du changement climatique (ONERC) plaçait l’adaptation des villes au changement climatique au cœur des préoccupations. C’est en effet dans les villes que vit actuellement la moitié de la population du monde. Cette proportion augmente plus vite que la croissance démographique mondiale : plus nous serons nombreux, plus nous serons urbains. Cela se vérifie également à La Réunion. Voilà pourquoi les plus grands défis à relever sont dans les villes. L’ONU ne s’y est pas trompée, et elle consacre une fiche-action à ce sujet.
Environ la moitié de la population mondiale vit dans les villes, les populations urbaines ayant augmenté de quelque 750 millions d’habitants en 1950 à 3,6 milliards en 2011. En 2030, environ 60% de la population mondiale vivra en zone urbaine.
La croissance des villes signifie qu’elles seront responsables d’assurer des services à un nombre sans précédent de personnes, notamment des logements et une éducation abordables, de l’eau potable et des aliments sains, de l’air pur, un environnement exempt de criminalité et des transports efficaces.
Au cours des prochaines décennies, 95% de la croissance de la population urbaine dans le monde sera le fait des pays en développement. La population urbaine d’Afrique devrait passer de 414 millions à plus de 1,2 milliard d’habitants d’ici à 2050, tandis que celle de l’Asie, actuellement à 1,9 milliard, devrait grimper à 3,3 milliards. Les deux régions réunies contribueront pour 86% de toute l’augmentation de la population urbaine mondiale.
La question des transports
La tendance à l’urbanisation a d’énormes incidences sur les efforts de réduction de la pauvreté, de gestion des ressources naturelles, de protection de l’environnement et de lutte contre les changements climatiques. Les villes n’occupent que 2% de la masse continentale mondiale, mais elles produisent plus de 70% de ses émissions de dioxyde de carbone.
En même temps, les villes sont peut-être la solution à de nombreux problèmes mondiaux. Elles sont les mieux placées pour jouer le rôle de chefs de file de l’écologisation de l’économie mondiale en améliorant l’efficacité de l’utilisation d’énergie dans les transports et les bâtiments, ainsi que celle des systèmes d’approvisionnement en eau et d’évacuation des déchets.
Certains succès ont été obtenus à ce jour. La qualité de l’air s’est améliorée dans plusieurs villes. En général, les initiatives internationales visant à éliminer le plomb de l’essence ont été couronnées de succès. Les institutions financières internationales ont fourni un soutien massif aux transports publics. Les sources d’énergie domestique propres, y compris l’énergie éolienne et solaire, sont devenues plus accessibles à des prix de plus en plus concurrentiels.
| An plis ke sa
828 millions d’habitants dans les bidonvilles 828 millions de personnes dans le monde vivent actuellement dans des taudis et ce nombre continue d’augmenter. ONU-Habitat attire l’attention sur le fait que près d’un tiers de la population urbaine mondiale vit dans des conditions insalubres et, si la population continue de croître, d’ici à 2020 près de 1,03 milliard de personnes vivront dans des taudis. Les citadins utilisent 75% des ressources naturelles de la planète. Une diversité biologique et des écosystèmes en bonne santé sont essentiels au bon fonctionnement des villes. La biodiversité et des écosystèmes fonctionnels favorisent la résilience de la biosphère, mais plus la biodiversité se dégrade, plus les collectivités deviennent vulnérables. La dégradation de la biodiversité risque d’avoir des effets imprévisibles sur la santé et le bien-être des villes et de leurs résidents. À Nairobi (Kenya), par exemple, la demande de charbon menace la forêt d’Aberdare qui joue un rôle important dans le système de purification d’eau de la ville. La déforestation et la destruction des écosystèmes côtiers et fluviaux sont souvent à l’origine d’inondations urbaines. Actuellement, les bâtiments utilisent 40% de l’énergie mondiale et le secteur immobilier représente à lui seul la plus importante source d’émissions de gaz à effet de serre. Les bâtiments existants permettraient de réaliser d’importantes économies d’énergie, car leur niveau de rendement énergétique est souvent bien en deçà des potentiels actuels. Dans les pays en développement, les nouvelles techniques de construction verte représentent d’énormes possibilités. L’investissement dans l’efficacité énergétique des bâtiments s’accompagne d’économies directes et indirectes importantes, permettant de faire contrepoids aux coûts supplémentaires et de rentabiliser rapidement les investissements. Dans l’ensemble, les transports sont responsables de 13% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les pays industrialisés sont actuellement les principaux responsables de toutes les émissions de gaz à effet de serre, mais c’est le transport routier dans les pays en développement, essentiellement dans les économies émergentes, qui sera responsable de 80% de l’augmentation prévue jusqu’en 2030. Des réseaux de transport efficients et efficaces sont importants pour assurer un accès aux marchés, à l’emploi, à l’éducation et aux services de base essentiels pour lutter contre la pauvreté. Les modèles actuels de développement des transports ne sont pas viables et risquent en fait d’aggraver les problèmes environnementaux et sanitaires. |
| Propositions pour Rio+20
Au cours des négociations en prévision de Rio+20, il a été proposé : - D’intégrer le développement urbain durable en tant qu’élément clé des politiques nationales ; - De donner aux autorités locales les moyens de collaborer plus étroitement avec les gouvernements nationaux ; - De promouvoir une approche intégrée de la planification et de la construction de villes durables en prévoyant des réseaux de transport et de communication efficaces, des bâtiments plus verts, des établissements humains et des systèmes de prestation de services économiques efficaces, une amélioration de la qualité de l’air et de l’eau, une planification préalable aux catastrophes et des interventions en cas de catastrophe ainsi qu’une résistance accrue aux changements climatiques ; - De privilégier une croissance et un développement urbains écologiquement rationnels, ainsi qu’une gestion rationnelle de l’utilisation des terres ; - De promouvoir et mettre en œuvre des programmes de réutilisation et de recyclage des déchets. |
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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