« Comment j’ai vécu la conférence de presse donnée, le 4 septembre 1996, par Paul Vergès et Philippe Berne »
28 août, parPaul Vergès : 2016-2026
1,8 million de morts par maladies diarrhéiques chaque année, surtout des enfants
4 septembre 2004

L’OMS a publié le jeudi 26 août dernier un premier bilan alarmant sur le programme d’amélioration de l’hygiène et de l’accès à l’eau potable dans le monde.
Plus de 2,6 milliards d’êtres humains ne disposent pas d’installations sanitaires suffisantes et plus d’un milliard boivent encore de l’eau impropre à la consommation, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’UNICEF publié il y a une semaine à Genève. Cette étude est un bilan des efforts accomplis à mi-parcours (entre 1990 et 2002) dans le cadre des Objectifs du millénaire, qui prévoyaient d’améliorer nettement les conditions d’hygiène et d’accès à l’eau dans le monde d’ici à 2015.
En “bonne voie” pour l’eau potable, le projet est en retard pour les conditions sanitaires : un demi-milliard de personnes, vivant pour la plupart en Afrique rurale et en Asie, ne bénéficieront pas des progrès escomptés.
Les pays dits “en développement”, notamment l’Afrique subsaharienne, sont les plus menacés par les conséquences du manque d’hygiène, dont l’apparition de maladies touchant en priorité les enfants. Ainsi, les maladies diarrhéiques font chaque année 1,8 million de morts, pour la plupart des enfants de moins de cinq ans.
Mais le rapport signale aussi des “tendances inquiétantes”, aggravées par l’urbanisation croissante, dans les pays industrialisés, où les chiffres de couverture des besoins en hygiène et eau ont baissé de 2% entre 1990 et 2002.
“Les disparités croissantes entre nantis et démunis en matière d’hygiène provoquent la mort de 4.000 enfants chaque jour”, a souligné le directeur exécutif de l’UNICEF, Carol Bellamy. Il y a cependant des “signes très encourageants” : ainsi l’objectif de réduire à 800 millions d’ici à 2015 le nombre des personnes n’ayant pas accès à une source d’eau potable sûre est en passe d’être atteint. En douze ans, 1,1 milliard de personnes supplémentaires peuvent en bénéficier.
La situation en Afrique subsaharienne est toutefois contrastée : l’Angola, la République centrafricaine, le Tchad, le Malawi et la Tanzanie ont accru leur couverture en eau potable de plus de 50%, toutefois elle n’atteint que 58%.
Quant aux installations sanitaires, la croissance démographique a annulé une bonne partie des efforts faits. Aujourd’hui, 58% de la population mondiale en bénéficient, loin de l’objectif de 2015 de 75%. C’est en Asie, notamment en Chine, que les progrès ont été les plus grands, avec un taux passant de 24% à 45%. En Afrique subsaharienne, ce chiffre est de 36% (en hausse de 4 % depuis 1990) alors qu’il est de 49% dans l’ensemble du tiers-monde et de 98 % dans les pays industrialisés.
(Source "L’Humanité")
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