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Après les Objectifs du Millénaire du Développement
12 septembre 2014

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a souligné jeudi, la nécessité pour les États membres de l’ONU de proposer un cadre qui va soutenir et parachever ce qui a été accompli avec les très historiques Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans la lutte contre la pauvreté, la faim et la maladie.
M. Ban a exhorté les 193 membres de l’Assemblée générale des Nations unies lors du démarrage d’une session de haut niveau pour élaborer un bilan afin d’évaluer les divers processus post-2015 liés au développement qui ont eu lieu au cours de l’actuelle session de l’Assemblée.
Le patron de l’ONU a expliqué qu’il va produire un rapport de synthèse regroupant les conclusions de toutes les différentes commissions de travail sur le programme de développement post-2015 afin de faciliter la poursuite des discussions de l’organisation.
« Je ferai de mon mieux en rédigeant le rapport de synthèse pour rester fidèle aux éléments clés et au niveau d’ambition élevé proposé par les États membres et toutes les autres parties prenantes dans le monde », a-t-il indiqué.
Il a ajouté : « Nous avons une année intense et importante en vue. En effet, tous les éléments pour un programme post-2015 de transformation dont le programme de développement des Nations unies ont besoin d’être fusionnés d’une manière qui réponde aux attentes de tous les États membres et de tous les citoyens du monde, en particulier au niveau des pays.
« Nous devons élaborer un cadre qui soutienne et parachève ce que nous avons accompli avec les OMD dans notre lutte contre la pauvreté, la faim, l’ignorance et la maladie. Nous devons relever les défis anciens comme nouveaux, sans oublier les changements climatiques », a déclaré M. Ban.
Le Secrétaire général a déclaré : « Notre objectif est simple, mais impressionnant - la prospérité et la dignité pour tous dans un monde où l’humanité vit en harmonie avec la nature ».
Le président de l’Assemblée générale de l’ONU, John Ashe a, pour sa part, exhorté les États membres et les autres parties prenantes à être « audacieux et pragmatiques dans leur réflexion sur ce qui pourrait constituer un programme de développement post-2015 véritablement participatif, inclusif et axé sur les populations dont l’objectif principal sera l’éradication de l’extrême pauvreté ».
M. Ashe a souligné qu’un tel programme devrait porter sur l’accès à l’information, la participation et la représentation des couches les plus vulnérables et marginalisées - les femmes, les jeunes, les populations autochtones, les personnes âgées et les personnes handicapées.
Il a indiqué que l’ordre du jour devrait porter sur un ensemble concis d’objectifs qui sont spécifiques, mesurables, assortis de délais, réalisables et disposer de mécanismes appropriés pour la réédition des comptes, élaboré de telle sorte que les progrès dans la mise en œuvre puissent être surveillés.
« En bref, ce que nous cherchons est un programme de transformation qui va remodeler le développement mondial avec l’espoir d’en faire bénéficier aux générations à venir », a-t-il indiqué.
Il a noté que les conclusions de la Conférence 2012 des Nations unies sur le développement durable (Rio +20) avait invité la communauté internationale à redéfinir le développement mondial de manière que toutes les nations puissent assumer la responsabilité pour le bien-être des personnes et de la planète.
« Le programme de développement post-2015 très attendu que vous allez commencer à négocier doit refléter notre engagement collectif à mettre fin à la pauvreté et faire en sorte que le développement durable devienne la norme pour toutes les nations, les sociétés et les économies, et il doit commencer là où les OMD se sont arrêtés, corriger ses lacunes et nous amener vers d’autres niveaux », a-t-il déclaré.
M. Ashe a ajouté que le programme de développement post-2015 doit dépasser le stade d’idées et il doit être ciblé et orienté vers l’action.
Le sous-Secrétaire générale des Nations unies, Jan Eliasson, a pour sa part, rappelé aux Etats membres que la légitimité du programme post-2015 se trouve dans le parachèvement des travaux commencés avec les OMD.
« Rappelons-nous qu’il s’agit d’un programme universel qui s’applique à tous les pays, indépendamment de la situation géographique, des conditions nationales ou du niveau de développement. Rappelons-nous que le développement durable est la clé pour le nouveau programme pour rendre l’éradication de la pauvreté irréversible.
« Nous avons une occasion historique de corriger notre trajectoire de développement non-durable. Nous devons montrer que nous sommes sensibles aux besoins et aux aspirations des nations et des peuples des Nations unies. L’avenir que nous voulons, c’est une vie de dignité pour tous », a souligné M. Eliasson.
Les OMD adoptés par l’Assemblée en 2000 et qui ont galvanisé le monde vers des objectifs tels que la réduction de moitié des taux d’extrême pauvreté, l’arrêt de la propagation du VIH/SIDA et l’assurance d’une éducation primaire universelle, vont arriver à échéance l’année prochaine.
La séance de bilan constitue une étape clé dans la préparation de la phase de négociation du programme de développement post-2015 lors de 69ème session de l’Assemblée générale, qui doit débuter mardi 16 septembre.
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