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26 août, parConséquence du système néocolonial
Moins 0,5% de touristes en 2004
23 avril 2005

Le Comité du tourisme de La Réunion (CTR) a commenté avant-hier l’étude de fréquentation de La Réunion réalisée par l’INSEE à l’arrivée des touristes dans l’île en 2004. Au total, ils étaient 430.000 à l’arrivée à Gillot, à Pierrefonds et au Port en 2004, soit une baisse de 0,5% par rapport à l’année précédente. La présidente du CTR, Jocelyne Lauret, affirme qu’au regard de la conjoncture mondiale, La Réunion réussit à ’tirer son épingle du jeu’. Et montre du doigt le prix des billets d’avion à destination de La Réunion.
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79,8% originaires de Métropole ; 6,3% d’Européens ; 6,1% de Mauriciens et 7,7% d’autres pays : voilà comment se compose la clientèle touristique venue dans l’île en 2004 selon l’étude que vient de réaliser l’INSEE pour le CTR. Cette étude a permis au Comité du tourisme de La Réunion de mettre le doigt sur les points forts et les points faibles de ce secteur clé de l’économie réunionnaise. En 2003, le tourisme a reculé dans le monde mais en 2004, les différents États ont assisté à une remontée du nombre de touristes (+10%). En France, le nombre de touristes a augmenté de 0,1%. Dans les DOM et l’océan Indien, la situation est variable d’une île à l’autre. Ainsi, en Martinique, le tourisme chute (hors croisiéristes). À Madagascar, le nombre de touristes a doublé l’an dernier. À Maurice, il a augmenté de 2,4%. Aux Seychelles, les autorités ont également enregistré une baisse. À La Réunion, les touristes étaient 430.000 en 2004 contre 432.000 en 2003. Le CTR préfère parler de stagnation plutôt que d’une baisse. Cela d’autant que les recettes du tourisme ne baissent pas. Elles se montent à 314,4 millions d’euros en 2004 contre 311 millions d’euros en 2003.
Une analyse "plus fine" montre que 79,8% des touristes arrivent de Métropole. "Cette forte proportion existe depuis plusieurs années", commente Jocelyne Lauret. Les 20% restants se partagent entre les couples et les groupes.
Retravailler l’image de La Réunion
Les touristes d’Europe sont plus nombreux. Au palmarès, les Allemands sont en tête devant les Suisses et les Italiens (ces derniers sont venus dans l’île grâce à la Compagnie Air Bourbon qui a arrêté ses vols depuis quelques mois). Au fil des ans, on assiste à une diminution de la durée des séjours. "La durée moyenne du séjour dans l’île a été de 16,4 jours en 2004", note la présidente. Cette moyenne statistique est variable selon le motif principal du voyage. Les touristes affinitaires restent 21,1 jours ; les touristes d’agrément, 12,7 jours ; les touristes d’affaires, 12 jours et les autres touristes, 20 jours.
Ces différents paramètres montrent aujourd’hui au Comité du tourisme les secteurs où il doit concentrer ses efforts. Jocelyne Lauret est consciente de la tâche à accomplir. "Il faut expliciter l’île intense car il y a une usure de cette image", dit-elle. "On reste une destination de nature mais l’éco-tourisme, tout le monde en parle. Il faut qu’on retravaille notre image". Le CTR a réclamé 6 millions pour son budget communication en 2005 (contre 4 millions actuellement) mais la Région, qui gère désormais le tourisme, n’a pas encore voté son budget primitif.
Jocelyne Lauret montre également du doigt le coût des billets d’avion à destination de La Réunion. Elle estime toutefois que les compagnies ont fait des efforts et elle a bon espoir de voir la situation évoluer en raison notamment des nouvelles lignes (Marseille-Réunion avec Air Austral et prochainement, Nantes-Réunion avec Corsair). Le CTR va également faire des campagnes afin de remplir les avions en "basse saison".
Autre signe qui fait positiver Jocelyne Lauret : la publication d’une étude britannique montrant que le tourisme va se développer dans les prochaines années dans quatre pays : Le Monténégro, la Chine, l’Inde et... La Réunion.
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