Rentrée à l’Université : à La Réunion, la précarité étudiante atteint un point de rupture
26 août, parConséquence du système néocolonial
Jocelyne Lauret écrit au directeur de “Libération”
13 octobre 2005

Suite à un article paru lundi dernier dans “Libération” décrivant comme traditionnel un acte de barbarie isolé et qualifiant les Réunionnais de mangeurs de chiens, la présidente du Comité du Tourisme de La Réunion a adressé une lettre au directeur du quotidien parisien. Elle regrette notamment que ce journal ’ait fait foi à des sources erronées entraînant ainsi la consternation de l’ensemble de la population réunionnaise’. Nous reproduisons cette lettre ci-après.
"Monsieur le Directeur,
Depuis plusieurs semaines, les Réunionnais et La Réunion sont la cible de propos insultants et outrageants, qui les accusent d’utiliser des chiens comme appât pour la pêche aux requins. Une image de barbares, adeptes de telles pratiques, est ainsi développée. Or, il s’agit d’actes exceptionnels et isolés qui suscitent la réprobation quasi unanime des Réunionnais. Les fautifs sont poursuivis par la voie judiciaire : l’un d’entre eux a d’ailleurs été jugé en comparution immédiate.
Dans ce cadre, je tiens à vous faire part de mon indignation quant à certains termes employés par votre journaliste Frédérique Seigle dans l’article intitulé “A la pêche aux requins, les chiens servent d’appât” paru dans votre édition du lundi 10 octobre. En effet, entre autres contrevérités, il est affirmé que les Réunionnais sont des mangeurs de "chiens en cari", ce qui n’est ni le cas, ni dans notre culture.
Plus généralement, le Comité du Tourisme de La Réunion n’est pas resté insensible aux assertions qui ont été formulées puisqu’il a, depuis juillet dernier, rédigé avec la SPA un courrier qui a été adressé à tous les expéditeurs de messages d’indignation et de protestation.
Si la réprobation est louable, l’amalgame à une pratique généralisée est condamnable. Entre autres, ces protestations, majoritairement infondées, se traduisent par des menaces de nuire à l’image de La Réunion, où les animaux sont respectés à l’égal des autres régions françaises.
À ce titre, au nom de l’ensemble des professionnels du tourisme qui, depuis des mois, affrontent une véritable campagne de dénigrement, je souhaite vous faire part de notre réprobation face à une sur-médiatisation quelque peu racoleuse qui repose sur des faits passés, isolés et pour l’un d’entre eux, jugé.
Aujourd’hui, vous comprendrez mon indignation à la lecture des propos diffusés dans cet article. Je regrette fortement que votre journal ait fait foi à des sources erronées entraînant ainsi la consternation de l’ensemble de la population réunionnaise.
Vous remerciant de votre attention, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l’assurance de ma considération distinguée."
Jeunes agriculteurs dénonce "l’acharnement médiatique métropolitain"
Dans un communiqué diffusé hier, "les Jeunes agriculteurs sont profondément choqués de l’acharnement médiatique métropolitain de ce matin relatant les propos suivants : “les agriculteurs réunionnais empoisonnent 300 chiens par an”".
"Ces propos sont inadmissibles pour une profession qui respecte la nature et les animaux", affirme JA pour qui "aucun amalgame ne doit être fait avec des “chasseurs” de requins aux pratiques douteuses pour s’assurer une audience médiatique auprès de l’opinion publique".
Conséquence du système néocolonial
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