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Le Conseil général vote une aide exceptionnelle
30 janvier 2014

La Commission permanente du Conseil général a voté à l’unanimité une aide exceptionnelle d’un million d’euros pour soutenir les agriculteurs victimes de Bejisa. Dans une motion, ils demandent aussi l’extension à toutes les communes de l’arrêté de catastrophe naturelle.
Les Elus de la Commission Permanente réunis en urgence ce 29 janvier sur l’initiative et sous la présidence de Nassimah Dindar ont voté à l’unanimité un Plan d’accompagnement d’1 million d’euros pour soutenir et répondre aux besoins des maraîchers, horticulteurs, arboriculteurs et éleveurs, durement touchés par le cyclone Bejisa.
Comme l’a précisé Nassimah Dindar : « le Préfet a annoncé que l’état de calamité agricole serait décrété permettant la prise en charge par des procédures réglementaires des dommages subis non assurables. Cependant vu les délais d’exécution, ces dispositifs ne permettent pas la relance en urgence des productions. La situation nécessitait ainsi une mobilisation que nous devions mettre en œuvre dès aujourd’hui ».
Plusieurs mesures ont été votées et portent principalement sur un soutien aux maraîchers pour rééquiper leurs serres ou leurs champs et lancer un nouveau cycle cultural. Pour les éleveurs l’aide porte sur un accompagnement dans un dispositif de lutte anti-vectorielle en préservation des cheptels. Pour les arboriculteurs, la main d’œuvre faisant défaut pour procéder aux opérations de sécurisation phytosanitaire et d’entretien des terrains, il a été décidé la mise en œuvre d’un dispositif de groupement d’employeurs.
Par ailleurs, ont également été actées, la participation au financement d’unités mobiles adaptées afin de permettre aux agriculteurs ne disposant pas de groupes électrogènes de faire face aux coupures en cas de cyclone ou d’intempéries majeures et pour les plus sinistrés, la possibilité de solliciter le dispositif RSA, compte tenu d’un manque de revenu sur les trois mois à venir.
« C’est une profession souvent mise à mal car dépendante de dérèglements climatiques. L’épisode Béjisa mais également les périodes de sécheresse récurrentes, ont amené la Collectivité à prendre trois décisions complémentaires » a ajouté la Présidente du Conseil Général.
Celles-ci portent sur une augmentation du financement pour réhabiliter les retenues collinaires individuelles (plus de 150 000 €) et, en étroite collaboration avec les professionnels, la mise en place d’un Plan de maîtrise des risques climatiques, plan de sécurisation mobilisé dans le cadre du FEADER, et d’une procédure de relance des productions en post catastrophe reconnue afin de rendre l’intervention de la Collectivité plus efficiente.
Par ailleurs, l’ensemble des élus ont voté deux motions, l’une sur l’état de calamité agricole et l’autre sur l’extension de l’arrêté de catastrophe naturelle aux 24 communes de l’île et à tous les dégâts suite au passage du cyclone.
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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