Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Pour les entreprises ayant leur siège à La Réunion
6 décembre 2013

Sur des secteurs représentant 40% du PIB de La Réunion, les travailleurs ont réussi à dégager 6 milliards d’euros de valeur ajoutée en 2010. En moyenne, 34% de cette somme part dans la marge, tandis que 66% finance les salaires, mais avec de grandes disparités selon les secteurs. Voici de larges extraits du communiqué de l’INSEE décrivant ces données.
En 2010, les entreprises réunionnaises du secteur principalement marchand hors agriculture, banques et assurances ont généré près de 6 milliards d’euros de valeur ajoutée. Le commerce est le secteur qui crée le plus de valeur ajoutée : 26% de la valeur ajoutée totale contre 19% en France.
Si l’industrie est moins implantée qu’en France, elle reste le deuxième secteur créateur de richesses à La Réunion (16% de la valeur ajoutée contre 25% en France). Elle est plus largement portée par l’agroalimentaire qui génère 7% de la valeur ajoutée (4% en France). La construction pèse pour 12% de la valeur ajoutée du secteur marchand à La Réunion, soit trois points de plus qu’en France. Ce secteur, majeur à La Réunion, a pu pâtir ces dernières années du ralentissement économique dans le secteur du logement privé combiné à la fin des grands travaux.
Les services, activités à fort taux de valeur ajoutée
La valeur ajoutée correspond ainsi à la création de richesse générée par l’activité de l’entreprise. Le taux de valeur ajoutée est le rapport de la valeur ajoutée hors taxes au chiffre d’affaires. En moyenne, ce taux s’établit à 27,5% à La Réunion.
La plupart des entreprises de services consomment relativement peu de produits intermédiaires et affichent ainsi des taux de valeur ajoutée supérieurs à 50%. Au contraire, les consommations intermédiaires étant plus importantes dans l’industrie et dans la construction, la valeur ajoutée ne représente qu’un tiers du chiffre d’affaires.
Dans le commerce, les achats de marchandises pèsent fortement sur le chiffre d’affaires (74%). Le rapport de la valeur ajoutée sur le chiffre d’affaires y est donc plus faible qu’ailleurs (15%).
Les entreprises réunionnaises du secteur principalement marchand ont investi 1,66 milliard d’euros en 2010. De par la nature même de leur activité, les entreprises immobilières sont à l’origine d’une part importante de l’investissement brut corporel hors apports (achat d’immeubles). Elles pèsent pour 26% dans l’investissement à La Réunion, contre 20% en France.
C’est également le cas des activités spécialisées, scientifiques, techniques et activités de services administratifs et de soutien qui réalisent 18% de l’investissement. Ce secteur comprend les entreprises de location et de location-bail où figurent notamment des sociétés créées dans le cadre de défiscalisations pour porter des investissements destinés à d’autres secteurs.
Un taux de marge moyen de 34%
La valeur ajoutée créée à La Réunion se répartit en moyenne de la manière suivante : deux tiers financent les frais de personnel et un tiers l’excédent brut d’exploitation (EBE). La part de l’EBE dans la valeur ajoutée est définie comme le taux de marge (au sens de la comptabilité nationale). Ce taux de marge varie fortement selon l’intensité en main-d’œuvre et l’intensité capitalistique des secteurs et s’échelonne entre 14% dans les transports et entreposages et 65% dans les activités immobilières. Il finance les investissements, les remboursements des dettes et rémunère les actionnaires. Il dépend fortement de la structure, de la taille des entreprises et de leur forme juridique.
Les différents taux de marge
| Secteur | Taux de marge | Part des salaires |
|---|---|---|
| Industrie | 34% | 66% |
| Construction | 16% | 84% |
| Commerce | 29% | 71% |
| Transport | 14% | 86% |
| Hébergement et restauration | 18% | 82% |
| Information-Communication | 52% | 48% |
| Immobilier | 65% | 35% |
| Santé | 58% | 42% |
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