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Utiliser des déchets polluant La Réunion pour construire moins cher et créer des emplois
13 septembre 2025, par

À La Réunion, le pays croule sous le plastique. Au Kenya, Nzambi Matee a montré qu’un autre chemin est possible : transformer ces déchets en briques plus solides et moins chères que le béton. Son entreprise recycle chaque jour 1 500 blocs, créant emplois et logements abordables. Son exemple prouve que l’innovation africaine peut libérer de la dépendance et doit inspirer La Réunion à faire de ses déchets une ressource pour l’avenir. Nzambi Matee a été reconnue par l’ONU dans la catégorie « Jueunes champions de la Terre par le Programme pour l’Environnement des Nations-Unies.
Qui n’a pas vu, chez nous, les sacs plastiques coincés dans les ravines, les bouteilles échouées partout, les montagnes de déchets qui grandissent à chaque cyclone ? À La Réunion, le plastique est partout, symbole d’un modèle de consommation imposé et destructeur. Mais au Kenya, une jeune ingénieure a prouvé qu’il n’était pas une fatalité. Son nom : Nzambi Matee. Son idée : transformer ce poison en brique, et ce problème mondial en solution locale.
Ancienne salariée de l’industrie pétrolière, Nzambi a quitté son confort et un emploi bien payé pour fonder Gjenge Makers, une entreprise qui fabrique des briques à partir de plastique recyclé et de sable. Résultat : des blocs plus légers, plus économiques et sept fois plus solides que le béton. Chaque jour, 1 500 pièces sortent de son atelier. Et plutôt que de finir dans les rivières ou les décharges, seaux, bidons et pots de yaourt deviennent la base de rues, trottoirs et bientôt de logements à bas coût.
En 2021, ce sont 50 tonnes de plastique qui ont été recyclées. Et Nzambi veut doubler la mise. Son combat dépasse la technique : il est politique. Là où les grandes puissances se contentent de promesses sur la « transition écologique », une Africaine agit concrètement, avec peu de moyens mais une détermination sans faille.
Cette réussite est un signal fort. L’Afrique, trop souvent présentée comme victime des crises mondiales, est aussi un creuset d’innovations et de solutions. Nzambi Matee montre la voie : protéger l’environnement, créer des emplois, libérer les populations de la dépendance au béton et des logiques imposées par les sociétés extérieures qui dominent notre économie.
Son combat est aussi le nôtre. À La Réunion, comme au Kenya, nous étouffons sous les déchets plastiques et dépendons d’un modèle économique destructeur. L’exemple de Nairobi doit nous inspirer : rien n’est figé. Avec audace, intelligence et courage, nous pouvons transformer les poisons du système en outils d’émancipation.
Pourquoi cet exemple nous concerne-t-il directement ? Parce qu’à La Réunion aussi, nous croulons sous les déchets plastiques et dépendons d’un béton importé et hors de prix. Parce que nous savons que chaque tonne de plastique brûlée ou enfouie est une bombe à retardement pour notre santé et notre environnement. Parce que nous avons, nous aussi, besoin d’emplois utiles, d’un habitat abordable et de solutions adaptées à notre île.
M.M.
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Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
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