Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
10 octobre 2008

Alors que nombre d’observateurs pensaient que les Etats Unis seuls étaient directement concernés par la crise financière, c’est maintenant toute l’Europe qui s’embrase et voit le fléau prendre un tour catastrophique en obligeant les États et la Banque centrale européenne (BCE) à intervenir tous les jours pour sauver des établissements financiers de la faillite. Or, n’avait on pas entendu tel ministre de l’Economie, dire que la crise allait épargner l’Europe, et en particulier la France ?
Ici même à La Réunion, l’impact commence tout juste à se faire sentir, notamment dans les collectivités travaillant avec certains de ces établissements bancaires ou avec leurs filiales.
Mais ce scénario était prévisible. On sait que le système financier international forme une seule entité, un ensemble où les institutions financières du monde entier échangent, se vendent, s’achètent et se prêtent à chaque heure de par le monde des sommes colossales, des actions en tout genre, des titres, des devises et autres "produits" accumulés. Comment alors pourrait il en être autrement quand tous ces "outils" économiques sont entre les mains d’une infime minorité au niveau mondial ?
Ainsi donc, rien que pour la fin septembre on a vu les pays du Benelux nationaliser la banque Fortis et ce, pour plus de dix milliards d’euros, et dans la foulée, l’Allemagne qui injecte pour près de 35 milliards d’euros pour sauver Hypo Real Estate, autre place forte bancaire européenne, de même la Grande Bretagne, puis l’Islande, ensuite le Danemark, qui coup après coup, iront d’une nationalisation de leurs établissements en faillite, sans oublier l’Espagne allant au secours de ses petits épargnants.
La France quant à elle est intervenue pour sauver Dexia. La Banque Centrale Européenne a placé 190 milliards d’euros sur les marchés financiers. On pourrait signaler d’autres exemples de tentatives de sauvetage par la quasi totalité des Etats européens (l’Irlande s’est d’ailleurs fait gronder pour ne pas avoir tout de suite mis la main à la poche), mais il est difficile de connaître véritablement le total des sommes qui ont été "levées". Le chiffre, on le devine, doit être astronomique.
La question est la suivante : qui paiera la note ? Et, Au moment où le "pouvoir d’achat", présent dans toutes les têtes, est devenu LA problématique de chaque réunionnais, va t on encore continuer à leur cacher la vérité ?
Claude Hoarau, Maire de Saint-Louis
Nos peines
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