La Réunion et la crise financière

ADIR : « Pas de raison objective » de différer les investissements

11 octobre 2008, par Manuel Marchal

Le président de l’ADIR note un décalage entre l’attitude des établissements financiers et la situation réelle de La Réunion. Depuis le 15 août, « une idée insidieuse s’est installée », alors que depuis le 15 août, la consommation est toujours là.

La crise financière aura-t-elle un impact à La Réunion ?
Maurice Cérisola note un changement radical de climat depuis le 15 août. Avant cette date, « l’ambiance était à l’euphorie, mais une idée insidieuse s’est installée ».
Le président de l’ADIR note une frilosité du côté des établissements financiers. Ces derniers préfèrent attendre alors qu’il y a deux mois, les mêmes dossiers auraient eu une réponse favorable.
Maurice Cérisola constate qu’au cours des deux derniers mois, « aucune raison objective » n’amène à douter. « La consommation est toujours là », précise-t-il, et La Réunion s’est vu décernée la médaille d’or des régions française en termes de créations d’emplois. Pour toutes ces raisons, le président de l’ADIR ne comprend pas le changement d’attitude des établissements financiers, « à moins qu’ils aient reçu des consignes de Paris », interroge-t-il.
L’heure n’est donc pas au doute, mais à la solidarité pour faire face à la situation.
Le président de l’ADIR estime que les acteurs économique ne doivent pas céder au défaitisme, et encore moins faire état publiquement de tels sentiments. Il rappelle la mobilisation pour que le gouvernement tienne compte des propositions qui visent à maintenir le dynamisme de l’économie réunionnaise, et il appelle donc à la cohérence.
Néanmoins, le secteur du BTP est touché par la crise.
Devant les retards pris par certains grands chantiers, Maurice Cérisola rappelle qu’il manque 30.000 logements sociaux à La Réunion. Construire ces 30.000 logements, c’est un moyen de dynamiser l’activité après l’arrêt de la route des Tamarins. Construire 30.000 logements sociaux, c’est un grand chantier à part entière, dit en substance le président de l’ADIR. Autrement dit, c’est une garantie pour plusieurs milliers d’emplois.

Manuel Marchal

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