Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Assemblée plénière du Département
30 mars 2021

L’agriculture réunionnaise est l’un des secteurs cruciaux de l’économie réunionnaise, elle représente 7 000 exploitations, 15 000 emplois, 400 millions d’euros de valeur ajoutée. Depuis quelques années, le Département a lancé, en relation avec les acteurs du secteur agricole, le projet AGRIPéi 2030, qui doit « bâtir le modèle agricole de demain avec entre autres une transition écologique nécessaire » à La Réunion.
Ce projet prévoit la mise en œuvre d’un Plan Bio ambitieux qui apparaît d’autant plus nécessaire avec la crise sanitaire actuelle qui « a montré l’importance de renforcer l’autonomie alimentaire » de La Réunion. Cette politique exige le développement « des productions agricoles locales et surtout la mise en place des circuits courts pour répondre à la demande des familles »
En partenariat avec la Chambre d’Agriculture, les principaux axes stratégiques retenus sont :
• rendre le foncier plus disponible pour l’agriculture Bio ;
• soutenir et développer la production Bio ;
• promouvoir la production Bio ;
• expérimenter des nouveaux modes de productions et développer de nouveaux marchés.
Outre le développement de l’agriculture réunionnaise, le Département souhaite lutter contre l’errance animale. Les élus ont accepté de débloquer 800 000 euros pour les intercommunalités à différents postes de dépenses, dont le matériel (camions, cages…).
Il est également question d’allonger la période d’éligibilité des dépenses jusqu’au 31 décembre 2023 pour tenir compte du contexte sanitaire.
La Réunion est classée comme l’un des plus mauvais élève de France, avec des chiffres très élevés : 73 000 chiens errants recensés en 2018 et 8 000 animaux morts sur la voie publique en 2017.
Une situation qui a des impacts négatifs en matière de protection animale, « d’agriculture, de biodiversité, d’attractivité touristique et de mobilité douce », selon le Département, qui atteste qu’une convention a été signée entre les EPCI, l’Etat et le Groupement d’Étude Vétérinaire sur l’Errance Animale des Carnivores (GEVEC) pour la période 2019-2022.
Cette convention a mis en exergue quatre axes :
• Aide à la construction, l’agrandissement ou la rénovation des refuges et de fourrières ;
• Maintien ou augmentation de l’effort financier dédié aux stérilisations et aux identifications pratiquées par les vétérinaires en prestations auprès des intercommunalités ;
• Renouvellement de l’évaluation des animaux errants afin de quantifier et comprendre l’évolution des mécanismes de l’errance animale sur l’ensemble du territoire ;
• Continuer les campagnes de sensibilisations annuelles auprès d’un large public sur l’importance de stériliser et d’identifier son animal.
« L’Etat a identifié une enveloppe de 800 000 euros pour ce plan 2019-2022 dédiés au financement des travaux sur les refuges et fourrières. Le Département a donc mobilisé une somme identique pour les intercommunalités », ont précisé les services lors de la séance plénière du 24 mars.
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