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Assemblée plénière – Département de La Réunion
31 octobre 2019

Plusieurs dossiers « majeurs » ont été votés lors de l’Assemblée plénière du Conseil départemental, qui s’est tenue le 30 octobre à Saint-Denis.
Parmi les dossiers prioritaires de l’institution figure l’Agripéi 2030 qui est une vaste « réflexion (AGRIPéi 2030), destinée à bâtir les contours du modèle d’agriculture que nous voulons pour notre territoire ».
L’ensemble des conseillers départementaux s’est accordée à dire que le soutien et l’aide aux agriculteurs réunionnais est indispensable à la survie économique et sociale de La Réunion.
« Le Département soutient et soutiendra toujours ses agriculteurs », a assuré le président de l’institution, Cyrille Melchior. Raison pour laquelle, le Département a lancé l’idée d’une refonte de l’industrie réunionnaise. Il s’agira de repenser le secteur en concertation avec l’ensemble des acteurs.
Le but de ce plan Agripéi 2030 est de « déterminer la trajectoire qui permettra à nos agriculteurs de relever les nombreux défis, de dimension sociétale (transition agro-écologique, résilience au changement climatique, évolution du comportement des consommateurs, libéralisation des marchés, etc.) auxquels notre territoire ne pourra se soustraire ».
Cette large réflexion se décline en deux axes principaux. D’une part, la définition d’une politique de développement agricole à l’échelle du département, d’ici 2030, « permettant l’essor d’un modèle local performant, solidaire, diversifié, respectueux de l’homme et de la nature intégrant les enjeux environnementaux, socio-économiques et de sécurité sanitaire », a expliqué Cyrille Melchior.
D’autre part, la mise en œuvre d’un plan d’action spécifique, afin de préparer le futur Programme de Développement Rural de la Réunion (2021-2027). Outre la refonte du secteur, il est aussi question pour le président du Département de « pérenniser le modèle agricole familial, source de revenu, d’emploi, de nourriture et produits agricoles diversifiés, d’aménités paysagères et environnementales, en optimisant sa résilience économique, sociale et environnementale et en promouvant l’agriculture réunionnaise à l’échelle de l’exploitation, du territoire et à l’international ».
Pour ce faire, l’institution affirme « quatre grands principes directeurs » :
• Une agriculture familiale créatrice d’emploi, afin de préserver l’ancrage identitaire, historique et familial de l’agriculture réunionnaise, ciment économique et sociale de La Réunion
• Une agriculture diversifiée visant l’autonomie alimentaire de l’île : « nourrir la population réunionnaise, en permet la fourniture de produits locaux diversifiés, sains et de qualité, aussi bien en frais qu’en transformés », a expliqué Cyrille Melchior.
• Une agriculture identitaire à forte valeur ajoutée, source de revenu pour les agriculteurs, dans le cadre d’une montée en gamme, d’une différenciation des productions et d’une création de la valeur ajoutée à La Réunion, sécurisant et renforçant le revenu des agriculteurs
• Une agriculture écologique à faible empreinte carbone et résiliente au changement climatique, dans le cadre d’une économie circulaire vertueuse, limitant les impacts sur l’environnement et améliorant la résilience aux effets du changement climatique.
Le Département va s’atteler à la modernisation de la filière canne à sucre. « Les réunionnais ne peuvent pas tourner le dos à la filière canne », mais de trouver de nouvelles filières.
De son côté, le 1er vice-président Jean-Marie Virapoullé, a expliqué que parmi ces nouvelles filières, les plantes médicinales assureront « un avenir prometteur pour La Réunion. Nous devons donc avancer dans cette filière champ, avec prudence ».
De nouvelles filières pourraient ainsi apporter un nouveau souffle au secteur. Pour l’élu socialiste Philippe Leconstant, « il faut faire bloc pour que l’Etat s’engage à maintenir l’aide pour la canne ». Une aide de 28 millions d’euros par an destinée aux planteurs.
« Oui, il faut que le Département soutienne le monde agricole, mais il faut aussi accompagner, partager et prenne compte de l’inquiétude des agriculteurs. Nous devons parler d’une même voix pour garantir cette aide de l’Etat », a assuré ce dernier.
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