Budget 2026 : deux jours fériés en moins

Année blanche annoncée par François Bayrou

16 juillet 2025, par temoignagesceline

Le Premier ministre, François Bayrou, a présenté, mardi 15 juillet, à Paris, un plan pluriannuel pour rééquilibrer les comptes publics avec l’objectif de réaliser 43,8 milliards d’économies et de ramener le déficit à 4,6% du PIB en 2026.

Le Premier ministre a annoncé une année blanche pour 2026. Cela signifie que durant un an, les prestations et les barèmes ne seront pas augmentés tout comme le montant des retraites.

"On aura exactement le même montant des retraites pour chaque pensionné que celles qu’on avait en 2025", a indiqué François Bayrou. "L’ensemble des prestations sociales seront maintenues en 2026 à leur niveau de 2025 et il n’y aura pas d’exception", a-t-il ajouté.

Cette règle vise à ne pas dépenser plus en 2026 par rapport en 2025. L’ensemble de ces décisions permettra de contenir pour 7 milliards d’euros la progression des dépenses, selon le communiqué du gouvernement.

Le gouvernement assure qu’un "effort particulier va être demandé à ceux qui ont la capacité de contribuer davantage que ce soient les ménages les plus aisés ou les grandes entreprises".

Ainsi, "une contribution de solidarité sera demandée aux plus fortunés. Les retraités les plus aisés seront également mis à contribution avec une réforme de l’abattement de 10% sur le calcul de l’impôt sur le revenu".

Le plan "En avant la production !" entre dans sa seconde phase, avec une augmenter la production et l’activité du pays en supprimant deux jours fériés : le lundi de Pâques et le 8 mai.

Pour financer cette année blanche, le gouvernement va simplifier par ordonnances la vie des entreprises, en levant notamment les obstacles identifiés dans chaque secteur selon leurs besoins spécifiques dès cet automne. Ainsi, "pour améliorer la compétitivité concerne l’accès des entreprises aux financements. 900 millions d’euros de financement en fonds propres supplémentaires vont être consacrés à l’investissement dans les entreprises".

Le gouvernement veut renforcer les sanctions à l’égard des débiteurs en cas de retard de paiement des créances. Ces sanctions pourront aller jusqu’à 1% du chiffre d’affaires.

De plus, une taxe va être proposée sur les petits colis, afin de protéger les commerces et les producteurs.

Enfin, les financements de France 2030 vont être réorientés vers les secteurs prioritaires de l’intelligence artificielle et du cyber dans tous les secteurs d’activité.


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