Hausse prévisible des exportations et aussi des importations

Accords de libre-échange : l’Union européenne reconnaît une concurrence accrue pour le sucre et la viande

24 février

A La Réunion, le sucre est la principale exportation en volume, ainsi que la valorisation la plus chère de la canne à sucre. L’élevage à La Réunion subit déjà la dure concurrence des produits de dégagement venus de l’Europe.
Une étude d’impact de l’Union européenne sur les effets de 10 accords de libre-échange a été publiée hier. Ces accords sont négociés ou conclus avec l’Australie, le Chili, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), le Mexique, la Nouvelle-Zélande, les Philippines et la Thaïlande.
Selon un communiqué de la Commission de l’Union européenne, « l’étude reconnaît que certains secteurs sensibles, notamment la viande bovine, la viande ovine, la volaille, le riz et le sucre, devraient faire face à une concurrence accrue de la part des dix partenaires mentionnés dans l’étude. Cette conclusion valide l’approche actuelle de l’UE consistant à protéger systématiquement les secteurs sensibles au moyen de contingents tarifaires soigneusement calibrés. »

Menée par le Centre commun de recherche de la Commission, l’étude publiée hier par la Commission européenne porte sur les accords avec l’Australie, le Chili, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), le Mexique, la Nouvelle-Zélande, les Philippines et la Thaïlande — accords qui sont tous actuellement négociés ou conclus mais qui n’ont pas encore été mis en œuvre.

« Le développement de nouveaux marchés grâce à des relations commerciales préférentielles contribuera à consolider la position de l’UE en tant que premier exportateur mondial de produits agroalimentaires : en 2022, la balance commerciale agroalimentaire de l’UE a atteint 58 milliards d’euros.
On estime que la valeur des exportations agroalimentaires de l’UE serait comprise entre 3.1 et 4,4 milliards d’euros de plus en 2032 qu’en l’absence de ces dix accords commerciaux. Les possibilités commerciales devraient se développer pour les produits agroalimentaires de l’UE, tels que les produits laitiers (+ 780 millions d’euros), le vin et les autres boissons (+ 654 millions d’euros) et les produits agroalimentaires transformés (+ 1,3 milliards d’euros). Ces importantes possibilités commerciales témoignent de l’avantage concurrentiel dont jouissent les produits agroalimentaires de l’UE grâce à leurs normes de qualité, de sécurité et de durabilité élevées, qui renforcent leur réputation mondiale. »

« À l’entrée en vigueur des dix accords commerciaux couverts par l’étude, la valeur des importations de l’UE devrait être comprise entre 3.1 et 4,1 milliards d’euros de plus en 2032 qu’en l’absence de ces accords. Il en résulterait une augmentation équilibrée des exportations et des importations, ce qui entraînerait une légère augmentation de la balance commerciale globale de l’UE.
L’étude reconnaît que certains secteurs sensibles, notamment la viande bovine, la viande ovine, la volaille, le riz et le sucre, devraient faire face à une concurrence accrue de la part des dix partenaires mentionnés dans l’étude. Cette conclusion valide l’approche actuelle de l’UE consistant à protéger systématiquement les secteurs sensibles au moyen de contingents tarifaires soigneusement calibrés. »

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