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4 juillet 2024

Selon la dernière publication de l’IEDOM sur ce sujet diffusée hier, le nombre des défaillances d’entreprises connaît une progression très inquiétante dans les anciennes colonies intégrées à la République. C’est à La Réunion que le taux d’augmentation le plus important sur un an a été observé : +61 %. Cela s’est traduit par la défaillance de 948 sociétés.
« Entre mars 2023 et mars 2024, on enregistre une hausse de 29,1 % du nombre de défaillances d’entreprises en Outre-mer (2 271) par rapport à la période mars 2022 à mars 2023, qui se situent sensiblement au-dessus de leur niveau pré-Covid. Les redressements et liquidations judiciaires recensées dans la France entière progressent fortement aussi (+29,0 %), mais demeurent inférieurs à leur moyenne 2010-2019.
L’augmentation des défaillances en Outre-mer reflète en premier lieu la situation des secteurs de la construction et du commerce et réparation automobile. En nombre de défaillances, ceux-ci demeurent en effet les plus touchés avec 584 (+25,3 %) et 427 (+36,0 %) entreprises touchées respectivement, soit presque la moitié du nombre total de défaillances sur un an. Les défaillances dans les secteurs du soutien aux entreprises et de l’enseignement, santé, action sociale et services aux ménages continuent de progresser également mais à un rythme moins soutenu qu’au trimestre précédent (autour de 30 % contre le double).
La hausse des défaillances ultramarines continue d’être principalement tirée par les résultats de La Réunion (+61,0 % soit 948 défaillances cumulées sur un an), qui représente un quart des entreprises et 41,7 % des défaillances dans les territoires d’outre-mer. Les progressions sont également très marquées en Martinique (+33,0 %) et en Nouvelle-Calédonie (+28,3 %).
À l’inverse, la Polynésie française et la Guyane se singularisent en étant les seuls territoires où le nombre de défaillances cumulé sur un an recule (de près d’un tiers). Dans ces deux géographies, la baisse concerne quasiment tous les secteurs d’activité. En Polynésie française, elle est particulièrement marquée dans les secteurs de l’hébergement-restauration et de la construction. En Guyane, elle concerne principalement l’industrie, le soutien aux entreprises et l’enseignement, santé, action sociale et services aux ménages. »
Nos peines
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