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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Le syndicat patronal demande une augmentation des aides de l’État pour les entreprises
16 juillet 2024

L’absence de majorité à l’Assemblée nationale réduit la visibilité des entreprises, a indiqué la CGPME hier à l’occasion d’une conférence de presse. Le syndicat patronal propose une loi-programme pour laquelle la CGPME avance plusieurs mesures dont la préservation de la défiscalisation. La CGPME demande également une augmentation importante des aides que l’État verse aux entreprises. Tout d’abord, la CGPME revendique une baisse des impôts payés par les sociétés. Ensuite, le syndicat propose une « continuité économique territoriale » pour compenser l’augmentation du prix des intrants. Une telle aide ne peut être prise en charge que par l’État, compétent dans ce domaine.
Pour la CGPME, la situation budgétaire de la France, avec une dette publique dépassant les 3 000 milliards d’euros, rend indispensable une réforme de l’action publique, indique la CGPME pour qui, « dans ce contexte, il convient de garder à l’esprit la singularité de la situation des outre-mer et plus spécifiquement de La Réunion, qui exige des mesures fortes. Nous pensons que la prochaine législature devra proposer des réponses opérationnelles et claires pour nos territoires ». « Si ce temps n’est pas utilement employé, nous risquons d’assister au décrochage des Outre-mer, de consolider le sentiment de « largage » qui empoisonne une partie de la vie politique et de créer le terreau de nouvelles crises majeures ».
« Un chef d’entreprise qui est dans le flou des politiques publiques n’embauche pas, ne forme pas et n’investit pas non plus ». Aussi, la CGPME souhaite une loi-programme pour le développement économique des outre-mer et un meilleur suivi des politiques de contractualisation État-Collectivités locales.
Cela se traduira par un « contrat renforcé de résilience territoriale économique » (RTE) composé de plusieurs mesures dont « adapter les cahiers des charges des appels à projets nationaux à la maille des entreprises ultramarines », « préserver la compétitivité de nos entreprises pour favoriser la création de valeur et l’emploi. Il faut soutenir le développement de l’entrepreneuriat Outre-mer avec des dispositifs renouvelés en faveur de la création et de la reprise d’entreprise », renforcer le rôle de « formateur » du chef d’entreprise, « préserver le dispositif d’exonération de cotisations patronales (LODEOM sociale) », « maintenir les dispositifs d’incitation fiscale à l’investissement Outre-mer qui ont prouvé leur efficacité »et « mieux financer les entreprises »
« La CPME demande en outre la poursuite de la politique de l’offre qui permet de soutenir les entreprises, la seule à même de générer cette croissance indispensable à notre pays ». D’où une demande de baisse des impôts sur les sociétés.
La CPME attend du futur gouvernement, « la poursuite et l’accélération du travail engagé sur la simplification administrative, le poids des normes constituant un boulet accroché à notre économie, et notamment au secteur agricole ».
« Il faut d’urgence préserver la production locale (avec une perspective de meilleur ancrage par une réindustrialisation déjà entamée) tout en freinant l’augmentation des prix pour éviter une inflation insoutenable », souligne la CGPME qui fait cette proposition : « un mécanisme de continuité économique territoriale pour compenser la flambée du coût des intrants ».
Enfin, la CGPME demande « une attention particulière aux entreprises qui dépendent de la commande publique ». Pour cela, « il est essentiel de réserver une part croissante de la commande publique à des marchés durables avec notamment une meilleure prise en compte des clauses d’inclusion ». La CGPME propose « 4 leviers ».
Tout d’abord « lever les freins que constituent les délais de paiement en généralisant notamment l’affacturage inversé ». Puis « généraliser la stratégie du bon achat (SBA) et pérenniser les dispositions de la Loi Égalité Réelle sur la commande publique ». Il est aussi important de « systématiser la clause indicative de retombées économiques » et de « renforcer l’action du Haut Conseil de la Commande Publique (HCCP) »
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