A la veille de l’ouverture du SIA 2024 à Paris

Salon de l’agriculture : les exposants réunionnais préparent les stands

24 février

Le bruit sourd des marteaux, celui plus strident des visseuses et découpeuses en tout genre, des transpalettes qui passent et repassent… A la veille de l’ouverture de la 60e édition du Salon international de l’Agriculture (SIA), le samedi 24 février, les exposants réunionnais croisent toutes les entreprises qui œuvrent à transformer le parc expositions de la Porte-de-Versailles en une fabuleuse vitrine du savoir-faire et des terroirs français. Et les premiers arrivés sont les plus impatients.

« On est très émus, raconte ainsi Sandrine Dorval, venu prêter main-forte à son frère Giovanny, gérant de la charcuterie Paulo l’Oasis, au Port, qui participe pour la première fois au SIA. On a l’impression que c’est une récompense, alors que rien n’est fait. Mon frère a appris le métier avec papa, on aurait bien aimé qu’il puisse venir. »

Pour ce grand moment, la famille Dorval a fait venir 700 kilos de produits qu’elle a commencé à préparer, et à mettre sous vide, deux semaines avant son départ pour Paris. Du boucané, des andouilles, des gratons, mais surtout de la saucisse fraîche ou fumé, la star de la cuisine péi, plus de la moitié du volume transporté. Et cela sera la même chose en milieu de semaine prochaine pour un nouvel arrivage, qui passera lui-aussi par Rungis. Une logistique transparente pour les visiteurs mais que les exposants doivent apprendre à maîtriser en peu de temps.

« Cela fait trois semaines qu’on prépare des pots, continue Préma Antier, patronne du confiturier Les délices de Préma, installé à Rivière-du-Mât. Avec les sirops et la pâte de piment, on a en a 800. C’est un essai. » « Si je vends tout et que je peux revenir l’an prochain, j’en prendrai 1 500 » plaisante, à moitié, celle qui enchaîne les récompenses depuis qu’elle s’est lancée dans cette activité, il y a seulement 3 ans. Deux fois médaille d’or au Concours général agricole en 2022, argent en 2023, l’année où elle a également été championne de France des confituriers, Préma Antier assure avoir « enfin trouvé ce qu’elle voulait faire de sa vie », et reprend l’installation de son stand.

« Les stands doivent être conformes pour que tout le monde soit présenté au même niveau », explique Carole Apaya, cheffe de projet SIA pour le Conseil départemental, qui organise le Village Réunion et la venue des producteurs réunionnais à Paris. « Pour la première fois, la Collectivité a été victime du succès de l’opération et a dû sélectionner les candidats », continue-t-elle avant d’être appelée vers un stand où s’installe une vitrine pleine de tablettes de chocolat. Une veillée d’armes trépidante avant la levée de rideau sur cette édition anniversaire.


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