Economie

Autonomie alimentaire des territoires : 15 millions d’euros de France Relance

Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique et Mayotte

Témoignages.re / 29 mai 2021

Un communiqué conjoint du ministère des Outre-mer, du ministère de l’Agriculture et du ministère de l’Economie annonce que « 67 projets ultra-marins déjà lauréats pour développer l’autonomie alimentaire des territoires, l’agroécologie, l’innovation et la transformation de la production agricole et forestière ». Ce sont 15 millions d’euros qui « s’insèrent dans les objectifs du plan de transformation de l’agriculture outre-mer voulu par le président de la République. Il vise l’autonomie alimentaire de ces départements »

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« A ce jour, 67 projets agricoles, agroalimentaires et dans la filière forêt-bois sont d’ores et déjà lauréats du plan France Relance dans les départements d’Outre-mer. Plus de 250 dossiers ont été déposés et sont encore en cours d’instruction.

Sur plus de 250 projets agroalimentaires et agricoles enregistrés dans les outre-mer au titre du plan France Relance, 67 ont été retenus pour un montant total de soutien de l’Etat de près de 15 millions d’euros. Ces dispositifs de soutien s’insèrent dans les objectifs du plan de transformation de l’agriculture outre-mer voulu par le président de la République. Il vise l’autonomie alimentaire de ces départements et s’appuie sur des modes de production innovants et conformes aux attentes de nos concitoyens.

Alors que l’ensemble des mesures du plan France Relance est accessible aux départements ultra-marins et que de nombreux guichets demeurent ouverts, plusieurs lauréats sont déjà désignés. Par exemple :

La commune du Tampon à La Réunion dont les cantines scolaires pourront acheter du matériel luttant contre le gaspillage alimentaire (balance, table de tri…) et ainsi sensibiliser les 10 000 élèves de ses établissements ;
Le projet SICALAIT à La Réunion qui permettra le développement de la production de fourrages riches en protéines à destination des élevages locaux ;
L’entreprise Starus à La Réunion, spécialisée dans la production de plats préparés qui va accélérer l’agrandissement et la modernisation de son usine de production et accroître son approvisionnement en produits locaux ;
Le projet Valorcannes en Guadeloupe qui va construire une plateforme de compostage pour créer un nouveau fertilisant organique issu des sous-produits de plusieurs filières ;
La distillerie Longueteau en Guadeloupe qui engagera des travaux pour la construction d’un chai et d’une unité d’embouteillage ;

L’association SOS animaux de compagnie à la Rivière-Salée en Martinique dont les travaux d’aménagement et de modernisation des refuges pourront être financés ;
Le projet AmazonActiv Valley en Guyane qui construira un site unique industriel permettant de fédérer et structurer les divers acteurs de la filière des ingrédients et matières premières végétales d’Amazonie française ;
Le marché de producteurs d’Apatou en Guyane qui va pouvoir acquérir davantage de matériel et ainsi créer de nouveaux débouchés pour les agriculteurs et favoriser l’accès à des produits frais et locaux pour les habitants ;
L’abattoir de Mana situé dans l’Ouest de la Guyane où l’élevage est en fort développement pourra se moderniser ;
L’entreprise Mayotte Pépinières qui va moderniser son outil de production, augmenter ses rendements et diminuer la pénibilité du travail de ses collaborateurs en acquérant des tables de culture, du matériel de terrassement et une réserve d’eau.

De nombreux projets déposés sont en cours d’instruction et d’autres attendus sur les guichets encore ouverts, notamment sur les mesures en faveur de la structuration des filières, ceux relatifs au plan protéines ou les mesures pour favoriser une alimentation locale et durable dans les cantines scolaires des petites communes.

« Le nombre et la nature des projets déposés montre que les territoires se saisissent avec dynamisme des enjeux de transformation agricole des outre-mer et que la démarche impulsée par le Président de la République à La Réunion en 2019 porte ses fruits dans le plus grand intérêt de nos concitoyens ultramarins et du développement économique durable de ces territoires. » indique Sébastien LECORNU, ministre des Outre-mer.

« De l’approvisionnement en circuits courts à la modernisation d’installations en passant par des projets innovants, le plan France Relance apporte des réponses concrètes au défi de la souveraineté alimentaire des territoires ultramarins. Avec ce plan, nous accompagnons celles et ceux qui font l’agriculture ultramarine grâce à des projets structurants, novateurs et bénéfiques pour les territoires » a déclaré Julien DENORMANDIE, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

« La relocalisation de productions agroalimentaires est une condition clé de notre souveraineté alimentaire et de la résilience de notre économie. Les projets retenus en Outre-mer dans le cadre de France Relance montrent que cela est possible et crée des emplois dans les territoires concernés. » a déclaré Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie. »



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  • Il serait temps, sans attendre qu’on se dirige vers la catastrophe que les collapsologues imaginent, du sel (importé lui aussi alors que nous sommes entourés d’eau salé) aux épices (j’ai déjà vu à la Réunion de la vanille à vendre venant des Antilles, un comble non) en passant aux fruits et légumes, et fruits (idem pour des avocats à vendre importés du Mexique, du raisin d’Afrique du sud, alors que la vigne pousse bien du côté de Cilaos), bref, il y a de quoi faire, pour manger local, car cela ferait faire des économies d’énergies pour importer donc baisser la pollution créée, et bien sur proposer des emplois aux volontaires pour se lancer, travailler la terre, en bio pour en être fier, digne, capable de proposer de la qualité, monter en gamme. Je suis sur que tout le monde serait partant, et cela donnerait le bon exempe. Rêvons un peu, tourner la page de la consommation importée pour une production en circuit court, bio de surcroit, génial, avec des transports à l’hydrogène en lieu et place à ce que l’on subit depuis trop longtemps et qui hélas s’amplifie, à savoir, la pollution aux hydrocarbures, beurk, Arthur.

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