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1er septembre 2023, par

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a reçu cette semaine à Bercy les distributeurs et les industriels, afin de faire baisser l’inflation alimentaire. Les prix de 5000 références, environ un quart d’une grande surface, devront « ne plus bouger ou bouger à la baisse », a expliqué le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.
Face à l’inflation persistante dans les supermarchés, le gouvernement dévoile de nouvelles mesures. Invité au journal de 13 heures de France 2 le 31 août, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé que les acteurs de la grande distribution et de l’industrie agroalimentaire sont parvenus à un accord pour « casser définitivement la spirale des prix ».
Les négociations commerciales doivent déterminer les prix de l’ensemble des produits en rayon. Elles se tiendront à l’automne, et même « dès septembre », plutôt que de décembre à mars comme le prévoit la loi.
Cette mesure était demandée depuis un certain temps par les distributeurs, qui souhaitent répercuter le plus rapidement possible les baisses de prix des matières premières aux consommateurs. Elle doit permettre de voir « des baisses de tarifs dès le mois de janvier 2024 ». « Nous passerons par un texte législatif », a-t-il ajouté.
En outre, les prix de 5000 références devront « ne plus bouger ou bouger à la baisse » dès aujourd’hui, a expliqué le ministre de l’Économie, a ajouté que des contrôles seront réalisés par la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).
« C’est beaucoup mieux » que les 1500 produits concernés jusqu’ici, a-t-il indiqué. Les industriels et les distributeurs sont en train d’établir une liste précise de ces 5000 produits qui devraient être connus dans les prochaines semaines.
Enfin, les distributeurs devront répercuter « obligatoirement et immédiatement » dans les rayons les baisses de prix consenties par les industriels et ne pas les reporter pour grossir leurs marges. Dans ce cas, la DGCCRF opérera des contrôles réguliers pour s’assurer de la bonne application de cette mesure.
Le ministre a dénoncé certains industriels agroalimentaires étrangers, accusés de ne pas prendre leur part face à l’inflation : citant le cas de « Pepsico », « Unilever » et « Nestlé ». A contrario d’autres industriels ont été salués par Bruno Le Maire pour avoir « jouer le jeu ». Ainsi du spécialiste des pâtes « Barilla » et du géant des huiles alimentaires « Avril ».
Cette prise de parole intervient alors que l’Insee a publié des chiffres de l’inflation en légère hausse au mois d’août, enrayant la dynamique de reflux constatée ces derniers mois. Selon cette première estimation, la hausse générale des prix a atteint 4,8% durant le mois qui s’achève contre 4,3% en juillet.
Les statisticiens expliquent ce phénomène par un léger sursaut des prix de l’énergie en août et la fin des soldes le 31 juillet. L’inflation alimentaire, qui concerne directement la grande distribution et les industriels de l’agroalimentaire, continue pour sa part à ralentir pour le cinquième mois consécutif (11,1% en août contre 12,7% un mois plus tôt).
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