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Loi de programmation des finances publiques
9 octobre 2023, par

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a souhaité le 9 octobre qu’un milliard d’euros d’économies supplémentaires soit inscrit au budget 2024 « à l’issue du travail parlementaire », au-delà des quelque 16 milliards prévus par le texte du gouvernement.
« Je propose que nous nous fixions avec le rapporteur général du budget, avec les députés de la majorité, un objectif de un milliard d’euros d’économies supplémentaires à l’issue du débat parlementaire », a-t-il déclaré sur Sud Radio.
« Tous les parlementaires de la majorité qui souhaitent faire de nouvelles économies, je les soutiendrai. » Le ministre avait dès ce week-end, lors d’une table ronde à Bordeaux, déclaré son « soutien » à des propositions d’économies « responsables » et qui « ont du sens », sans en donner l’ampleur souhaitée. Le projet de loi de finances (PLF) 2024 sera examiné en commission dès le 10 octobre.
Le gouvernement veut prouver son sérieux budgétaire auprès de Bruxelles, en raison de sa dette qui a dépassé 3000 milliards d’euros et à un déficit largement hors des clous européens qui range la France parmi les mauvais élèves de la zone euro.
Lors de la présentation du projet de loi de finances (PLF) 2024, en septembre 2022, le gouvernement indiquait qu’il prévoyait quelque 16 milliards d’euros d’économies l’an prochain.
« Ce serait formidable si la France pouvait envoyer ce message, gouvernement et majorité, que nous sommes capables d’améliorer la copie du gouvernement non pas avec de nouvelles dépenses, mais avec un milliard d’économies supplémentaires, voilà l’ambition que je fixe à notre majorité », a expliqué Bruno Le Maire.
Interrogé sur la proposition de reconduire la taxe sur le raffinage, le ministre a indiqué « respecter le Parlement et en particulier la majorité ».
Un amendement au projet de loi de finances pour 2023, déposé par plusieurs députés de la majorité dont le rapporteur général au Budget Jean-René Cazeneuve, propose de reconduire pour un an la contribution de solidarité sur les profits des groupes pétroliers.
« En règle générale, je n’aime pas trop les taxes », a-t-il déclaré, mais « je respecte aussi ce que les parlementaires » de la majorité et de l’opposition « nous disent », a développé le ministre.
Le 7 octobre, le PDG de TotalEnergies a menacé d’arrêter le plafonnement du litre de carburant à 1,99 euro en cas de nouvelle taxe. « Je salue l’opération », assurant avoir « confiance à Total la pour maintenir ».
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