MEDEF Réunion : projet réunionnais centre du débat de la présidentielle à La Réunion
3 septembre, parUn manifeste construit à La Réunion
La chronique économique
19 octobre 2006, par

Depuis le milieu des années 90, le mouvement de concentration dans le secteur de l’automobile s’est accéléré. Certaines industries nationales sont passées sous le giron de producteurs étrangers. C’est le cas par exemple de l’industrie automobile britannique dont les marques les plus prestigieuses telles qu’Aston Martin ou Jaguar passent sous contrôle américain, Rolls-Royce et Bentley sous celui des firmes allemandes. À partir de l’année 1998, plusieurs fusions/Acquisitions ont lieu. On peut citer entre autres Renault/Nissan/Samsung/Dacia, Daimler/Chrysler, Volkswagen/Seat/Skoda, Chevrolet/Daewoo, BMW/Mini, Suzuki/Maruti... Ces concentrations s’observent aussi au niveau de la distribution. Un concessionnaire représente la plupart du temps plusieurs marques.
A côté des Fusions/Acquisitions, on assiste à des délocalisations de la production dans les pays à bas coût de main d’œuvre donc à des suppressions d’emplois en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord. Les délocalisations permettent de répondre aux nouvelles opportunités de débouchés qu’offrait l’ouverture de ces pays. La proximité de la production permet de produire des véhicules adaptés aux spécificités du marché. Mais ces véhicules fabriqués dans les pays émergents sont aujourd’hui éligibles à la vente dans les pays à hauts revenus et sont donc exportés.
Les constructeurs automobiles réduisent ainsi les coûts de production et réalisent des économies d’échelles au détriment de l’emploi national. Le nombre de plates-formes (châssis, moteurs) a diminué considérablement alors que la variété des modèles proposés augmente. En effet, pour plusieurs modèles de véhicules proposés, la plate-forme et les moteurs restent identiques.
Dans le même temps, le secteur automobile connaît un essor fulgurant dans les pays de l’Europe de l’Est, en Chine, en Inde ou en Afrique du Sud.
La production de véhicule est le deuxième secteur industriel le plus important en Afrique du Sud. Tous les grands fabricants automobiles (Général Motors, Volkswagen, Ford, Nissan...) sont présents dans le pays. Entre 1999 et 2005, la production automobile est passée de 315.000 à presque un demi-million d’unités alors que les exportations ont plus que doublé sur la même période passant de 60.000 à 140.000 unités.
Aussi, les marques chinoises et indiennes inondent aujourd’hui les pays du Sud et vont bientôt faire leur entrée en Europe et en Amérique du Nord. Tata, Maruti, China Brillance, Chery ou Geely connaissent une forte percée dans les pays africains ou en Asie du Sud-Est.
Risham Badroudine
Un manifeste construit à La Réunion
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