Visas : ce qui est possible en Guyane doit l’être à Mayotte et à La Réunion
2 septembre, parSuppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Le député de La Réunion écrit à la ministre de l’Agriculture
2 septembre

Près de 1 800 conjoints collaborateurs agricoles réunionnais pourraient être directement concernés par la fin de leur statut à compter du 1er janvier 2027. Pour le député Frédéric Maillot, appliquer cette réforme sans adaptation au contexte réunionnais menacerait l’équilibre économique des exploitations familiales et fragiliserait leur transmission. Il demande à la ministre de l’Agriculture un moratoire immédiat, voire l’abrogation de la mesure pour La Réunion.
Le couperet approche pour les conjoints collaborateurs agricoles. À partir du 1er janvier 2027, une disposition de la loi du 23 décembre 2021 prévoit qu’ils ne pourront plus conserver ce statut au-delà de cinq ans. Une échéance que le député réunionnais Frédéric Maillot juge totalement inadaptée à la réalité de l’agriculture réunionnaise.
Entre 1 600 et 1 800 conjoints collaborateurs seraient concernés à La Réunion. Leur imposer de créer une exploitation distincte, de devenir co-exploitants ou de passer sous statut salarié serait, selon le parlementaire, économiquement et foncièrement irréaliste. Avec des exploitations d’une superficie moyenne de seulement 6,3 à 6,4 hectares et un foncier agricole particulièrement contraint, morceler plus les terres risquerait de compromettre la viabilité de nombreuses fermes.
Le statut salarié n’apparaît pas davantage comme une solution. L’augmentation de la masse salariale et des cotisations sociales serait difficilement supportable pour de petites exploitations déjà confrontées aux aléas climatiques et au coût élevé des intrants. Frédéric Maillot redoute ainsi précarisation, travail non déclaré et exclusion sociale des conjoints, majoritairement des femmes.
Le député réclame la suspension de la réforme et la pérennisation du statut de conjoint collaborateur à La Réunion. Il demande également une meilleure protection sociale et des droits propres à la retraite.
L’enjeu dépasse les situations individuelles : 44 % des agriculteurs réunionnais devraient partir à la retraite dans les dix prochaines années. Pour Frédéric Maillot, fragiliser aujourd’hui les conjoints collaborateurs revient donc à mettre en danger les transmissions familiales de demain et à accélérer la déprise agricole.
Suppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
In kozman pou la route
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