Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Démarche inspirée par la Scandinavie
26 novembre 2025, par

Avec le Contrat d’engagement jeune (CEJ), l’insertion des 16-25 ans sans emploi ni formation entre dans une nouvelle ère. Au cœur du dispositif lancé en 2022 : 15 à 20 heures hebdomadaires d’activités obligatoires, en échange d’un accompagnement renforcé et d’une allocation pouvant atteindre 562 euros. Pour 300 000 jeunes concernés, dont une majorité suivis par les Missions locales, cette logique marque un tournant : passer d’une aide centrée sur le soutien à une démarche fondée sur l’engagement. Voici le compte-rendu d’une étude réalisée à ce sujet intitulée « Conditionner l’accompagnement à des heures d’activités : le cas du contrat d’engagement jeune » réalisée par le Céreq et le Centre Universitaire de Recherches sur l’Action Publique et le Politique — Épistémologie & Sciences Sociales de l’Université de Picardie.
Cette obligation, inspirée de politiques scandinaves, vise à responsabiliser et à intensifier l’accompagnement. Mais sur le terrain, son application se révèle hétérogène. Selon les territoires et les offres locales, les heures validées vont des démarches personnelles (candidatures, recherches de formation) aux ateliers collectifs, en passant par les entretiens avec les conseillères. Ces dernières interprètent la règle de façon plus ou moins souple, intégrant parfois des actions plus larges, comme la préparation du permis ou des rendez-vous indispensables à la stabilisation du jeune.
Cette nouvelle exigence transforme profondément la relation d’accompagnement. Elle crée un effet de sélection à l’entrée, où motivation et autonomie deviennent déterminantes, et alourdit la charge administrative des conseillères, désormais sommées de comptabiliser chaque heure. Pour certains jeunes, la co-production constante de preuves d’activité peut paraître intrusive, voire décourageante lorsque les candidatures se multiplient sans retour.
En imposant un rythme soutenu, le CEJ ambitionne de rompre avec une logique d’assistance. Mais son efficacité dépend de sa capacité à s’adapter aux réalités individuelles. Ajuster le volume d’heures, notamment pour les jeunes les plus éloignés de l’emploi, pourrait renforcer l’objectif premier : accompagner sans exclure.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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