Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Perspectives 2020 par l’IEDOM
5 juin 2020

Dans un communiqué intitulé ‘La conjoncture Outre-mer en 2019 et perspectives 2020 : Un rattrapage compromis’, l’IEDOM livre une analyse des conséquences de la crise causée par la pandémie de COVID-19 sur l’économie des collectivités de la République situées dans le Pacifique, la Caraïbe et l’océan Indien. D’après l’IEDOM, la Nouvelle-Calédonie s’en sortira mieux en raison ‘de son tissu industriel plus développé et diversifié que dans d’autres géographies’.
En 2020, les perspectives sont particulièrement dégradées au regard des caractéristiques structurelles des économies ultramarines et des premières évaluations d’impact de la crise.
Les économies ultramarines sont très dépendantes des échanges extérieurs. La crise sanitaire, dont l’ampleur est mondiale, impacte directement les chaines d’approvisionnement et les marchés qui constituent les débouchés habituels de chaque territoire.
Le tissu économique, composé à plus de 95 % de TPE dans l’ensemble des Outre-mer, apparaît par ailleurs particulièrement vulnérable aux chocs conjoncturels. D’un point de vue sectoriel, la place centrale du tourisme dans les économies ultramarines pourrait pénaliser la reprise de nombreuses activités alors que le secteur devrait être impacté sur une plus longue période. A contrario, le poids plus important du secteur public en outre-mer, touché dans une moindre mesure par la crise, peut jouer un rôle d’amortisseur.
Les premières évaluations d’impact de la crise que nous avons faites en interne IEDOM et IEOM, pour certaines géographies en partenariat CEROM avec l’INSEE et l’AFD, en prenant en compte la durée variable du confinement, font état d’une contraction du PIB annuel : elle devrait être d’une ampleur assez proche de celle de l’Hexagone pour la plupart des géographies ultramarines, à l’exception de la Polynésie française, fortement impactée en raison de sa dépendance au tourisme et, par contraste, de moindre amplitude pour la Nouvelle-Calédonie, compte tenu de son tissu industriel plus développé et diversifié que dans d’autres géographies.
Ces premières orientations devront être actualisées à la lumière de la rapidité du rebond. Du côté de l’offre, le plan de soutien massif de l’Etat aux entreprises et l’action des collectivités sont destinées à faciliter ce rebond. Du côté de la demande, le chômage partiel comme les autres types d’aides sont des mesures d’appui pour rétablir la confiance des ménages.
Enfin, la BCE a accentué sa politique monétaire accommodante en faveur des banques dans la zone Euro et l’IEOM a mis en place de nouvelles lignes de refinancement en faveur des banques de la zone Franc Pacifique.
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