Visas : ce qui est possible en Guyane doit l’être à Mayotte et à La Réunion
2 septembre, parSuppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
4 juin, par

Les défaillances d’entreprises continuent d’augmenter dans les anciennes colonies françaises ayant le statut de La Réunion. Entre avril 2025 et mars 2026, 2 868 redressements et liquidations judiciaires ont été enregistrés, soit une hausse de 9,8 % sur un an, contre 5 % en France, annocce l’IEDOM. Construction, commerce et services sont les secteurs les plus touchés. Cette situation révèle la fragilité persistante d’économies dépendantes des importations et souligne l’urgence de renforcer la production locale et l’emploi.
Les chiffres publiés par l’IEDOM pour le premier trimestre 2026 confirment une réalité préoccupante : la situation économique continue de se dégrader dans les anciennes colonies intégrées à la République française. Entre avril 2025 et mars 2026, 2 868 entreprises ont fait l’objet d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire. Sur un an, le nombre de défaillances progresse de 9,8 %, soit près du double du rythme observé en France (+5 %).
Ceci souligne des centaines d’emplois menacés, des familles fragilisées et un tissu économique local qui peine à résister aux difficultés structurelles. La construction, le commerce et la réparation automobile, mais aussi les services aux entreprises et les activités liées à la santé ou à l’action sociale figurent parmi les secteurs les plus touchés.
Cette situation montre la vulnérabilité persistante des économies soumises çà un système néocolonial. Dans ces pays, la dépendance aux importations, la faiblesse de la production locale et la concentration des richesses entre les mains d’une classe privilégiée continuent de freiner le développement. Les petites et moyennes entreprises, qui constituent pourtant l’essentiel du tissu économique, sont les premières victimes de cette organisation économique déséquilibrée.
Les réalités diffèrent selon les pays mais la tendance générale reste préoccupante. En Guadeloupe, les défaillances augmentent encore de 19,1 %. En Martinique et en Guyane, la hausse se poursuit également. À La Réunion, malgré une amélioration dans le secteur de la construction, le nombre de procédures collectives repart à la hausse. Seule la Polynésie enregistre une baisse significative.
Ces résultats interrogent l’efficacité des politiques publiques menées depuis des décennies. Malgré les promesses de rattrapage économique et social, les écarts persistent. La multiplication des faillites révèle les limites d’un système fondé sur la dépendance extérieure plutôt que sur la valorisation des ressources locales, le soutien à la production et la création d’emplois durables.
Face à cette situation, la question d’un développement maîtrisé par les populations concernées demeure plus que jamais d’actualité. Car sans transformation profonde des structures économiques héritées de l’histoire coloniale, les mêmes causes risquent de produire les mêmes conséquences : précarité, chômage, pauvreté, corruption et affaiblissement du tissu productif local.
M.M.
Suppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
In kozman pou la route
Introduction de matériel végétal professionnel à La Réunion
« La FSU 974 aux côtés de l’intersyndicale de Mayotte et de notre camarade Rivo »
Grève reconduite jusqu’au 6 septembre
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Rapport de l’Inspection générale des finances