Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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L’économie française peine
18 octobre 2023, par

Croissance à 0,8 %, inflation à 3,3 % et 53 000 destructions d’emplois, les économistes de l’OFCE ont une vision morose de l’économie française en 2024, remettant en question les prévisions officielles.
Selon l’OFCE, la politique de la banque centrale européenne (BCE) devrait continuer de porter ses fruits dans les prochains mois face à l’inflation. Les hausses de prix ralentiraient, en raison d’un net ralentissement de l’activité économique.
La croissance du Produit intérieur brut (PIB) devrait atteindre 0,8 %, alors que le gouvernement français vise 1,4 %. Le resserrement monétaire l’amputerait de 0,9 point après 0,4 point en 2023. Et le choc de l’énergie de 0,3 point.
La faible croissance de l’activité va provoquer un retournement du marché de l’emploi. Pour l’OFCE, le chômage qui avait atteint un plancher à 7,1 % au début de l’année, repartirait à la hausse rapidement. Fin 2024, il devrait remonter à 7,9 %. « La possibilité du plein-emploi s’éloignerait donc », assurent les économistes.
La hausse du taux de chômage s’expliquerait aussi par une augmentation de la productivité, qui plafonnait depuis la pandémie de covid-19, alors que de nombreuses entreprises gardaient en emploi des salariés peu efficaces.
« La baisse des soutiens publics aux entreprises associée à la sortie du ’quoi qu’il en coûte’ et aux remboursements des Prêts garantis par l’État (PGE) ainsi que le retour de la durée du travail à son niveau de 2019 devraient conduire à rattraper une partie des pertes de productivité observée », ont écrit les auteurs de l’OFCE.
Malgré cette hausse du chômage, le pouvoir d’achat devrait se maintenir en 2024. Il progresserait même de 0,4 %, en raison de l’augmentation des salaires réels (+ 0,6 %).
« Ainsi en 2024, le revenu réel des ménages par unité de consommation serait 2,5 % au-dessus de son niveau de 2019 alors que le PIB par unité de consommation serait légèrement au-dessous de son niveau de 2019 (-0,3 %) ».
De fait, durant ces quatre années d’intenses remous, les revenus des ménages ont été davantage préservés que ceux des entreprises.
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