Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Communiqué de la Ville du Port
8 avril 2011

La Municipalité du Port, en tant que collectivité publique garante de l’intérêt général, a déjà exprimé à plusieurs reprises la préoccupation majeure que pose à ses yeux la récente annonce de la reprise de la société Edena par le groupe Marbour.
D’une part, sur le plan formel, il est pour le moins étonnant que la commune du Port ait été mise ainsi devant le fait accompli, elle qui, depuis de nombreuses années, fournit l’eau sans laquelle l’entreprise n’existerait pas. À ce jour, la commune du Port n’a d’ailleurs été destinataire d’aucune information officielle.
D’autre part, sur le fond, force est de constater que l’opération projetée du rachat d’Edena par le groupe Marbour s’inscrit dans un contexte extrêmement préoccupant pour l’évolution économique et sociale de notre île et le devenir de l’entreprise elle-même.
En effet, la société Marbour, acquéreur d’Edena, est celle-là même qui a récemment sacrifié l’ensemble constitué par le groupe réunionnais Quartier Français pour le vendre au groupe international Tereos, et le livrer à la découpe, dans le seul but de réaliser pour elle-même et ses dirigeants d’importantes plus-values au détriment d’un équilibre local déjà fragilisé socialement en ces temps de crise. Une telle opération purement spéculative et financière, dictée par la loi du profit et par les intérêts de capitaux internationaux, traduit une soumission délibérée à un mouvement de mondialisation qui menace d’ôter au fur et à mesure aux Réunionnais la maîtrise de leur économie, et met en péril la substance même de notre tissu économique, déjà affaibli par la précarité et le chômage, — en ignorant toute idée de responsabilité territoriale. Déjà, on voit pointer les difficultés générées par cette logique du « tout-profit » dans le monde des planteurs de cannes.
C’est la raison pour laquelle notre municipalité considère aujourd’hui que l’entreprise Edena se trouve à son tour menacée par cette même logique qui a amplement démontré sa capacité de nuire et à laquelle la municipalité ne peut adhérer.
C’est la raison pour laquelle la commune du Port s’emploie à faire prévaloir une autre vision de l’intérêt général.
À ce stade, nous constatons et déplorons que nos appels à la raison ne paraissent pas entendus.
C’est pourquoi nous sommes fondés à rappeler que nous nous réservons de faire valoir les droits de notre collectivité au nom de l’intérêt général.
Une nouvelle fois, il y a lieu de signaler à cet égard, outre le fait rappelé à maintes reprises que les sources qui alimentent Edena sont la propriété de la commune du Port, que celle-ci a offert des conditions exceptionnelles et financé les investissements nécessaires à l’adduction de l’eau, contribuant ainsi au succès de l’entreprise, aujourd’hui positionnée à la première place sur le marché local.
La municipalité portoise
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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Messages
8 avril 2011, 09:53, par nicolasdelouest
la conséquence sera l’augmentation des prix. Mieux vaut à la municipalité de s’associer capitalistiquement à l’exploitation de ses sources..Voir "communaliser" pour ne pas dire privatiser, l’exploitation des sources.