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Comment emprunter au meilleur coût : 44 participants de 26 pays participent à une formation intensive
21 septembre 2022

Ce programme de la Banque africaine de développement et de Cités et gouvernements locaux unis vise à renforcer les capacités des municipalités afin de leur permettre d’aller ensuite sur les marchés de capitaux chercher les ressources dont elles ont besoin.
Les directeurs financiers d’une quarantaine de villes et collectivités territoriales africaines participent du 19 au 24 septembre 2022, à Abidjan, à une formation intensive pour se perfectionner sur la manière d’accéder aux marchés des capitaux.
Organisé par la Banque africaine de développement et Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), — structure qui représente et défend les intérêts des gouvernements locaux et régionaux d’Afrique — ce programme vise à renforcer les capacités des municipalités afin de leur permettre d’aller ensuite sur les marchés de capitaux chercher les ressources dont elles ont besoin pour financer leurs projets d’infrastructures et de développement.
Comment fonctionne l’émission d’obligations municipales ? Comment élaborer des prévisions financières crédibles ? Quels sont les critères qui sont pris en compte par les agences de notations ? En quoi consiste l’accompagnement des sociétés d’intermédiation et de gestion pour accéder au marché des capitaux ? Comment accéder à la « finance verte » ? Ce sont là quelques-unes des questions abordées lors des travaux de groupes et des études de cas durant la formation. Ces thématiques doivent permettre aux représentants des municipalités d’appréhender plus finement l’écosystème des marchés des capitaux, et de s’approprier différents outils pour accéder aux nouvelles lignes directrices de la Banque africaine de développement pour les prêts aux villes et collectivités territoriales ainsi que ses instruments de financement. Le programme de formation, qui débute à Abidjan, se prolongera par la suite à Johannesburg.
Quelque 44 participants venus de 26 pays du continent prennent part à la session d’Abidjan : Centrafrique, Congo, Gabon, Kenya, Libéria, Madagascar, Malawi, Maroc, Maurice, Nigeria, Mozambique, Zambie et Zimbabwe. Des représentants de collectivités territoriales ivoiriennes (commune du Plateau, de Marcory, de Cocody, du district autonome d’Abidjan et de la région du Sud-Comoé) y participent également.
« Certaines municipalités africaines sont quasiment prêtes à entrer sur les marchés de financement privés, cela leur permettrait de multiplier leurs sources de financement. Malheureusement, elles n’ont pas encore une compréhension fine du fonctionnement de ces marchés, ce qui les empêche d’y accéder », explique François Paul Yatta, directeur de programme à Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique.
« Ce genre de programme aura des retombées à moyen et long terme pour les villes bénéficiaires, en faisant d’elles des partenaires d’affaire crédibles aux yeux des prêteurs », souligne Alice Nabalamba, experte au Département de l’infrastructure et du développement urbain à la Banque africaine de développement.
Les besoins d’investissements des villes s’accroissent à mesure que l’urbanisation s’accélère sur le continent. L’accès aux ressources financières reste toutefois difficile pour la plupart des municipalités africaines, qui peinent à inspirer confiance aux partenaires privés, qui réclament une gestion plus efficace et transparente des comptes publics.
Les cours de perfectionnement à la gestion comptable qui figurent dans le programme de formation devraient aider les municipalités à adopter des modes de gestion conforme aux standards internationaux, ce qui leur permettra de gagner en crédibilité et d’améliorer leur notation afin de pouvoir emprunter à moindre coût sur le marché.
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