Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Visite de Nassimah Dindar dans le Sud de l’île
24 novembre 2010, par

C’était hier la seconde visite de Nassimah Dindar dans le Sud de l’île sur le thème de l’agriculture. Objectif : découvrir les innovations du secteur privé dans le domaine de l’agriculture et de l’agroalimentaire afin mettre en cohérence les politiques foncière, agricole et d’insertion.
Après Vivéa en juillet dernier, c’est à la SICA Terre Réunionnaise à Saint-Pierre que s’est rendue la présidente du Conseil général hier matin. Il s’agit de la plus importante structure organisée de la filière fruits et légumes dans l’île.
En effet, la SICA Terre Réunionnaise compte 212 producteurs qui cultivent sur une surface de 466 hectares et disposent d’une gamme de 52 fruits et légumes. Des produits que les élus du Conseil général aimeraient retrouver dans les assiettes des marmailles dans les cantines scolaires.
Chaque année, elle écoule 60% de sa production totale (8.000 tonnes) à son partenaire historique, le Groupe LM Distribution. Cette dernière entreprise fournit en produits frais principalement les GMS (Grandes et moyennes surfaces) de l’île ainsi que deux autres sociétés de transformation du même groupe : “Tropilégumes” qui est spécialisée dans les produits de 4ème gamme (légumes coupés) et “Sud Service Traiteur” qui commercialise des produits de 5ème gamme (plats cuisinés). Pour ces deux sociétés, les rayons des grandes surfaces et les hôpitaux restent les principales sources d’écoulement de leurs produits.
Même si certaines cuisines centrales se fournissent déjà chez LM Distribution, cette filière n’est pas celle privilégiée par les gestionnaires des cuisines centrales.
La faute à l’approvisionnement, soutient Michel Dennemont, conseiller général, « nous avons besoin de régularité et de visibilité dans les commandes ».
Pour Dany Leveneur, PDG du Groupe LM Distribution, « tout est une question de planification. Aujourd’hui, si nous sommes capables de distribuer 12.000 tonnes de fruits et légumes frais tous les jours sur le marché réunionnais, nous serons capables de nous organiser pour faire manger nos enfants à l’école ».
Frais, en barquette, adaptés aux enfants ou aux adolescents, cette société se dit prête à répondre à toutes les contraintes techniques. Néanmoins, la question du transport pose problème. « Il faudrait mettre en place une plate-forme de distribution collective pour qu’on puisse livrer à un seul endroit. Aujourd’hui, nous ne sommes pas capables de livrer chaque cuisine centrale par exemple ».
Un premier partenariat devra être conclu entre la collectivité et le Groupe LM Distribution afin de fournir dans un premier temps la cuisine centrale de la Ligne des Bambous à Saint-Pierre, puis de celle de Sang Dragons à Saint-Joseph. « Nous commencerons avec une cuisine centrale, nous montrerons que cela marche et le dispositif pourra être étendu par la suite », ajoute Jean-Claude Pitou, DGA du Conseil général. « L’agriculture, ce n’est pas seulement produire, c’est faire en sorte que les produits se retrouvent dans l’assiette du Réunionnais », poursuit Nassimah Dindar.
Installer des chantiers d’insertion à vocation de valorisation
Pour la présidente du Conseil général, la réforme de la PAC menée au niveau européen « va faire en sorte que, dans les 20 prochaines années, nous allons perdre des fonds », d’où la nécessité d’anticiper.
La collectivité s’est donc engagée « dans une politique agricole cohérente et partagée » en adoptant les Cahiers de l’agriculture. Parmi les objectifs de ce cadre de référence, on note la volonté du Département de faire progresser la diversification et d’augmenter les superficies des exploitations agricoles. « On ne sera jamais autosuffisant, mais il faut que nous produisions le maximum », insiste Nassimah Dindar.
En partenariat avec le privé et les coopératives, le Conseil général, plus gros propriétaire terrien, propose de mettre à disposition des terres dans des zones naturelles sensibles, « comme on le fait dans les Hauts, dans les départements domaniaux ». L’objectif est d’installer des chantiers d’insertion à vocation de valorisation dans des zones bien déterminées, accessibles au public, pour que ces sites soient gardés. « Il ne s’agit pas de construire des maisons ou des immeubles », prévient Nassimah Dindar.
En échange de cette production, les agriculteurs auront l’obligation de former des jeunes en difficulté, « pour que nos jeunes retrouvent la terre, retrouvent l’envie de travailler ».
Vincent Sorres, directeur de la SICA Terre Réunionnaise, se dit bien sûr favorable à ce type d’initiative. « Aujourd’hui, le foncier est un des freins au développement de l’agriculture réunionnaise ».
Allier politiques foncière, agricole et d’insertion, c’est tout l’enjeu de ce projet mené par le Conseil général.
Sophie Périabe
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture