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Crise mondiale
23 février 2011, par

Afin de faire face à l’inflation, le gouvernement chinois a décidé de relancer la consommation intérieure en produisant pour les Chinois, et non plus uniquement pour le marché extérieur. Face à cela, la Chine a posé des conditions sur un éventuel accord portant sur la mesure des déséquilibres économiques mondiaux.
Pied de nez aux économistes occidentaux qui pointent du doigt l’économie chinoise, et notamment sa seconde place dans le rang mondial des puissances économiques, le ministre des Finances, Xie Xuren, a tenu, lors de la réunion de tous les ministres des Finances et de l’Économie réunis à la veille du Sommet du G20, à ce que les indicateurs susceptibles de la stigmatiser, comme le montant de ses réserves et le taux de change de sa monnaie, ne soient pris en compte dans les travaux du groupe des 20.
Mettant un frein à la présidence française, le ministre Xie Xuren a également suggéré de remplacer le critère de la balance courante par celui de la balance commerciale qui exclut les flux transfrontaliers des salaires, dividendes, intérêts, dons et aides, et ne prend en compte que les échanges de biens et services. Ce dernier a souhaité qu’une liste consultative de paramètres soit mise en place plutôt qu’une définition de critères contraignants.
En contrepartie, la Chine promet d’agir sur son économie. De plus, en guise de bonne volonté, Pékin a annoncé qu’elle organisait fin mars un séminaire international sur les monnaies. « Les choses pourraient se décanter à cette occasion », prévoient certains hauts responsables français cités par “Le Figaro”. En effet, Washington et Paris ont de nouveau appelé Pékin à revoir sa monnaie « sous-évaluée », qui lui permet, selon les économistes, de « s’imposer économiquement et de parvenir à exporter ses produits un peu partout dans le monde ». Après deux jours de discussions, la Chine a accepté de réduire son excédent commercial.
De grands chantiers face à la crise
Second Sommet du G20 après le début de la crise économique et financière, les pays membres du groupe des 20, représentant près de 85% de l’économie mondiale, se sont mis d’accord sur des « lignes directrices indicatives » à définir d’ici à la prochaine réunion d’avril 2011. L’objectif est d’évaluer les politiques économiques des différents États, en se basant sur une liste d’indicateurs établie samedi à Paris, a indiqué le communiqué des pays membres du G20.
« Notre objectif est de nous mettre d’accord, d’ici à notre prochaine réunion en avril, sur des lignes directrices indicatives pour l’évaluation de chacun de ces indicateurs, tout en reconnaissant la nécessité de tenir compte des situations nationales ou régionales ». Malgré les bonnes intentions du G20, les effets protectionnistes de certains pays, les plans de rigueur faisant porter les responsabilités des erreurs des financiers et des gouvernements sur le dos des contribuables vont perdurer, tentant de trouver des moyens pour contrôler le système financier, sans pour autant lui faire rembourser les milliards versés par les États pour éviter la faillite des banques, et qui ont permis aux traders et hauts dirigeants du système financier national et international de faire des dividendes.
Céline Tabou
Nos peines
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