Economie

Grandes surfaces spécialisées dans la vente des PPN

Ary Yée Chong Tchi Kan / 7 novembre 2020

Voilà les grandes surfaces réduites à vendre des produits « essentiels » ! Personne n’aurait imaginé que devant la grogne des petits commerces, ces temples de la consommation, fleurons des grandes enseignes mondiales, seraient contraints de fermer les rayons des articles « non essentiels ». Vous y comprenez quelque chose ?

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Dans les pays pauvres, les gens sont familiarisés avec les PPN, c’est-à dire les Produits de Première Nécessité. Vous en trouvez partout. Ils sont vendus généralement sur une table, un stand sommairement établi ou dans une petite boutique. Ils répondent aux besoins basiques des habitants et cela génère massivement des activités génératrices de revenus. L’ensemble crée du lien social, encore plus fort si la marchandise est fabriquée localement.

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Photo Toniox.

Dans les pays riches, comme en France, les gens sont entraînés dans la société de consommation à outrance. Des milliers d’articles sont exposés dans des espaces immenses, sorte de grandes vitrines pour flatter l’instinct des acheteurs. Des campagnes de publicité jouent les rabatteurs. Les propriétaires gagnent beaucoup d’argent et ils en font gagner aux boutiques adjacentes.

En début de semaine, le gouvernement fait fermer les petits commerces mais autorise l’ouverture des grandes surfaces. Les victimes se sont insurgées contre cette décision qui signifiait leur ruine. Le gouvernement a corrigé le tir en exigeant de fermer les rayons de produits « non essentiels » dans les grandes surfaces.

Finalement, le Président des riches, ami de ces grandes surfaces, a préféré le ridicule au lieu de la cohérence. Pour illustrer la situation, quelqu’un a publié le chariot d’un client rempli de rouleaux de papiers hygiéniques. Ça doit faire rire dans les pays pauvres de voir des grandes surfaces en France spécialisées dans la vente des PPN.

Ary Yee Chong Tchi Kan



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  • Tout est lié, ne pensez-vous pas qu’il faudrait enfin élever le niveau de qualité des produits importés, sans l’octroi de mer, une spécificité réunionnaise qui remplit les caisses, mais qui, à mon avis et très mal distribué. Il faut savoir que les 4 communes les plus grandes empochent à elles seules les 3/4 de ce magot, soit 75%, pour St Denis, St Pierre, St Paul et le Tampon ! Et pour les 20 autres, les miettes. Je trouve cela injuste, moi qui croyait que c’était proportionnel à la population, soit la même somme pour chacun. Les prix ,ne baissent pas et pour preuve, lorsque des réunionnais d’origine viennent passer dans leur île de naissance après un laps de temps assez long, ils tombent des nues et ne comprennent pas que les clients ne se révoltent pas, demeurent résignés, ignorants, individualistes à ce point. Même en prenant connaissance des prix de Métropole en les voyant dans les pubs de la télé, la TNT. Avant, on évitait cela en ne montrant que des produits disponibles, ou que l’on encourage à consommer sans montrer qu’autre chose existe et surtout pas avec les prix pratiqués en France. Cela a changé, ouf ! Un bon exemple, c’est le prix des voitures. Apprendre qu’on peut faire crédit sans apport en payant 3E/jour, soit 90 par mois, ce n’est pas possible à la Réunion, et le prix n’est pas du tout le même. Il a bon dos le transport, 1000 ou 1500 Euros, ok mais quand on s’aperçoie qu’il peut y avoir 8 à 10 000 Euros de différence, ils y vont pas avec le dos de la cuiller les concesionnaires non ? Une honte qui perdure, enfin, so les gens ne disent rien, cela durera encore longtemps on croit, bon we zot tout, Arthur qui pédale en évitant les fumées toxiques des tropiques, chose qu’on le pense pas lorsqu’on imagine les outre-mer, de plus en plus pollués, sales en réalité, voir les déchets qui encombrent les ravines, beurk !

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